la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale (Forum)

par Jéromec, mardi 04 avril 2023, 08:03 (il y a 406 jours)

ça va être de ''toute beauté.

:mdr:

https://www.journaldequebec.com/2023/04/04/la-saaq-utilisera-la-reconnaissance-faciale-...

Après ses ratés informatiques, la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale

La société d’État se lance dans la biométrie même si son virage numérique est jusqu’ici chaotique

NL ATR 001 Logo Nicolas Lachance, mercredi 04 septembre 2013. ANNIE T ROUSSEL/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
NICOLAS LACHANCE
Mardi, 4 avril 2023 00:00
MISE À JOUR Mardi, 4 avril 2023 00:00
Après le lancement catastrophique de sa transformation numérique, la Société de l’assurance automobile du Québec se lance dans la reconnaissance faciale afin d’assurer l’intégrité des détenteurs de permis de conduire.
Selon le plan annuel des ressources informationnelles du ministre du Numérique, Éric Caire, le projet sert à «introduire une solution de reconnaissance faciale» pour optimiser la banque photo de la SAAQ.

C’est la technologie Cognitec du fournisseur Thales DIS Canada qui a été retenue par la société d’État.

L’entreprise qui utilise les données biométriques est entre autres spécialisée dans la recherche d’images faciales dans des bases de données (voir plus bas).

La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
CAPTURE D’ÉCRAN COGNITEC
La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
Récemment, le lancement catastrophique de la nouvelle plateforme numérique SAAQclic jumelé à la mise en service du premier jalon de l’identité numérique québécois a tourné au vinaigre, provoquant une transition chaotique et de longues files d’attente à l’extérieur des SAAQ.

En entrevue, le porte-parole de la SAAQ assure que tout est réalisé dans le respect des règles gouvernementales.

Les autorités de SAAQ ont donné leur aval à la réalisation de ce projet qui a également été désigné d’intérêt gouvernemental par le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN).

«On parle de projet de reconnaissance faciale, ça fait toujours un peu peur au monde. Mais nous, le projet, au lieu de dire que c’est de la reconnaissance faciale, on va plutôt parler de gestion documentaire de notre banque de photos», a indiqué Gino Desrosiers, le coordonnateur des relations médias à la SAAQ.

«Faire le ménage» dans les photos

Or, le projet se nomme bel et bien : «solution de reconnaissance faciale pour les photos du permis autorisant la conduite de véhicules routiers.»


Les photos emmagasinées dans son système seront visées par le logiciel. Ceci va permettre à la société d’État de «faire le ménage» de sa banque de photo de permis de conduire et s’assurer d’éviter les doublons, rectifier des erreurs et déceler des fraudes, soutient M. Desrosiers.

«Dans le cas où on aurait deux photos différentes avec les mêmes informations, on pourrait vérifier afin de voir s’il n’y a pas eu une tentative de fraude, si quelqu’un essaie de se faire passer pour quelqu’un d’autre», a-t-il précisé.

Écoutez Philippe-Vincent Foisy en discuter lors de son tour de l'actualité quotidien, disponible en balado sur QUB radio :

Pas de surveillance

La technologie biométrique pourrait servir à faire de la surveillance, mais il ne s’agit pas de l’objectif de la SAAQ, signale le porte-parole.

«Ce n’est pas le but [...] Ce n’est pas prévu que quelqu’un se présente et qu’en franchissant la porte d’un centre de service de la SAAQ, que son dossier apparaisse directement à l’ordinateur.»

La société d’État qui gère près de 5,5 millions de dossiers réfléchit à un tel projet depuis 2017.

L’apparition de nouvelles technologies sur le marché en 2020 a accéléré la réflexion et le projet a été mis en branle à l’interne.

La SAAQ a investi 600 000 $ pour la rédaction du dossier d’affaires ainsi que la réalisation du processus d’appel d’offres public.

Il s’agit du deuxième projet de reconnaissance faciale gouvernemental. Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique travaille également sur une technologie du genre pour son projet d’identité numérique.

RECONNAISSANCE FACIALE BIOMÉTRIQUE À LA SAAQ

Permettre la vérification et l’identification de personnes
Comparer les nouvelles photos d’identité avec les images existantes afin de prévenir la fraude
Identifier ou détecter les erreurs de saisie
Comparer, nettoyer et maintenir les bases de données d’identité avec les images faciales
Mesurer les caractéristiques faciales
Traiter les bases de données
Protéger les données biométriques
* Les coûts et l’échéancier de mise en marche du projet sont encore inconnus

PLUSIEURS ENJEUX DE SÉCURITÉ
La Société d’assurance automobile du Québec devra s’assurer de protéger l’identité de ses clients et l’accès aux données sensibles des citoyens, c'est-à-dire leur visage et leur adresse, signale un expert.

«Ça ne peut pas nuire, de trier tout ça», admet Patrick Mathieu, expert en cybersécurité. «Techniquement, ils ont besoin de quelque chose pour les aider.»

Des risques

Cependant, les risques que la vie privée des détenteurs de permis de conduire soit bafouée sont bien réels, surtout si une multitude de personnes ont accès à cette base de données.

«Il faut faire attention à la vie privée avec Thales. Ce que je veux dire, les données qui sont lues, comme les photos de permis de conduire, peuvent permettre d’identifier quelqu’un, donc qui sont très sensibles. Sans doute dans les plus sensibles que la SAAQ détient», a dit l’expert qui est cofondateur du Hackfest.

Basé sur ça, il faut faire attention à qui aura accès à cette base de données.»

Selon lui, la SAAQ devra s’assurer que l’entreprise qui fournit la technologie ne pourra pas avoir accès à ces données, tout comme les employés de la SAAQ.

«C’est sûr qu’en matière de sécurité d’accès des systèmes informatiques, on part déjà avec deux prises, surtout avec ce qui vient de se passer [à la SAAQ]», a illustré Patrick Mathieu, indiquant qu’il s’agit d’un enjeu externe et interne.

«Il faudra protéger la gestion des accès à toutes ces photos-là. S’il y a une brèche de sécurité, qui sera responsable?»

Des Québécois craintifs

Selon une étude publiée l’an dernier par la société Capterra Canada, 35 % des Québécois utilisent déjà la reconnaissance faciale, par exemple avec leur téléphone intelligent.

Toutefois, 49 % d’entre eux «s’inquiètent aussi de l’utilisation abusive de leurs données biométriques», et «45 % ont peur que la technologie biométrique puisse nuire à la protection de la vie privée».

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la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale

par Dédé ⌂ @, mardi 04 avril 2023, 15:24 (il y a 405 jours) @ Jéromec

ça va être de ''toute beauté.

:mdr:

https://www.journaldequebec.com/2023/04/04/la-saaq-utilisera-la-reconnaissance-faciale-...

Après ses ratés informatiques, la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale

La société d’État se lance dans la biométrie même si son virage numérique est jusqu’ici chaotique

NL ATR 001 Logo Nicolas Lachance, mercredi 04 septembre 2013. ANNIE T ROUSSEL/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
NICOLAS LACHANCE
Mardi, 4 avril 2023 00:00
MISE À JOUR Mardi, 4 avril 2023 00:00
Après le lancement catastrophique de sa transformation numérique, la Société de l’assurance automobile du Québec se lance dans la reconnaissance faciale afin d’assurer l’intégrité des détenteurs de permis de conduire.
Selon le plan annuel des ressources informationnelles du ministre du Numérique, Éric Caire, le projet sert à «introduire une solution de reconnaissance faciale» pour optimiser la banque photo de la SAAQ.

C’est la technologie Cognitec du fournisseur Thales DIS Canada qui a été retenue par la société d’État.

L’entreprise qui utilise les données biométriques est entre autres spécialisée dans la recherche d’images faciales dans des bases de données (voir plus bas).

La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
CAPTURE D’ÉCRAN COGNITEC
La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
Récemment, le lancement catastrophique de la nouvelle plateforme numérique SAAQclic jumelé à la mise en service du premier jalon de l’identité numérique québécois a tourné au vinaigre, provoquant une transition chaotique et de longues files d’attente à l’extérieur des SAAQ.

En entrevue, le porte-parole de la SAAQ assure que tout est réalisé dans le respect des règles gouvernementales.

Les autorités de SAAQ ont donné leur aval à la réalisation de ce projet qui a également été désigné d’intérêt gouvernemental par le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN).

«On parle de projet de reconnaissance faciale, ça fait toujours un peu peur au monde. Mais nous, le projet, au lieu de dire que c’est de la reconnaissance faciale, on va plutôt parler de gestion documentaire de notre banque de photos», a indiqué Gino Desrosiers, le coordonnateur des relations médias à la SAAQ.

«Faire le ménage» dans les photos

Or, le projet se nomme bel et bien : «solution de reconnaissance faciale pour les photos du permis autorisant la conduite de véhicules routiers.»


Les photos emmagasinées dans son système seront visées par le logiciel. Ceci va permettre à la société d’État de «faire le ménage» de sa banque de photo de permis de conduire et s’assurer d’éviter les doublons, rectifier des erreurs et déceler des fraudes, soutient M. Desrosiers.

«Dans le cas où on aurait deux photos différentes avec les mêmes informations, on pourrait vérifier afin de voir s’il n’y a pas eu une tentative de fraude, si quelqu’un essaie de se faire passer pour quelqu’un d’autre», a-t-il précisé.

Écoutez Philippe-Vincent Foisy en discuter lors de son tour de l'actualité quotidien, disponible en balado sur QUB radio :

Pas de surveillance

La technologie biométrique pourrait servir à faire de la surveillance, mais il ne s’agit pas de l’objectif de la SAAQ, signale le porte-parole.

«Ce n’est pas le but [...] Ce n’est pas prévu que quelqu’un se présente et qu’en franchissant la porte d’un centre de service de la SAAQ, que son dossier apparaisse directement à l’ordinateur.»

La société d’État qui gère près de 5,5 millions de dossiers réfléchit à un tel projet depuis 2017.

L’apparition de nouvelles technologies sur le marché en 2020 a accéléré la réflexion et le projet a été mis en branle à l’interne.

La SAAQ a investi 600 000 $ pour la rédaction du dossier d’affaires ainsi que la réalisation du processus d’appel d’offres public.

Il s’agit du deuxième projet de reconnaissance faciale gouvernemental. Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique travaille également sur une technologie du genre pour son projet d’identité numérique.

RECONNAISSANCE FACIALE BIOMÉTRIQUE À LA SAAQ

Permettre la vérification et l’identification de personnes
Comparer les nouvelles photos d’identité avec les images existantes afin de prévenir la fraude
Identifier ou détecter les erreurs de saisie
Comparer, nettoyer et maintenir les bases de données d’identité avec les images faciales
Mesurer les caractéristiques faciales
Traiter les bases de données
Protéger les données biométriques
* Les coûts et l’échéancier de mise en marche du projet sont encore inconnus

PLUSIEURS ENJEUX DE SÉCURITÉ
La Société d’assurance automobile du Québec devra s’assurer de protéger l’identité de ses clients et l’accès aux données sensibles des citoyens, c'est-à-dire leur visage et leur adresse, signale un expert.

«Ça ne peut pas nuire, de trier tout ça», admet Patrick Mathieu, expert en cybersécurité. «Techniquement, ils ont besoin de quelque chose pour les aider.»

Des risques

Cependant, les risques que la vie privée des détenteurs de permis de conduire soit bafouée sont bien réels, surtout si une multitude de personnes ont accès à cette base de données.

«Il faut faire attention à la vie privée avec Thales. Ce que je veux dire, les données qui sont lues, comme les photos de permis de conduire, peuvent permettre d’identifier quelqu’un, donc qui sont très sensibles. Sans doute dans les plus sensibles que la SAAQ détient», a dit l’expert qui est cofondateur du Hackfest.

Basé sur ça, il faut faire attention à qui aura accès à cette base de données.»

Selon lui, la SAAQ devra s’assurer que l’entreprise qui fournit la technologie ne pourra pas avoir accès à ces données, tout comme les employés de la SAAQ.

«C’est sûr qu’en matière de sécurité d’accès des systèmes informatiques, on part déjà avec deux prises, surtout avec ce qui vient de se passer [à la SAAQ]», a illustré Patrick Mathieu, indiquant qu’il s’agit d’un enjeu externe et interne.

«Il faudra protéger la gestion des accès à toutes ces photos-là. S’il y a une brèche de sécurité, qui sera responsable?»

Des Québécois craintifs

Selon une étude publiée l’an dernier par la société Capterra Canada, 35 % des Québécois utilisent déjà la reconnaissance faciale, par exemple avec leur téléphone intelligent.

Toutefois, 49 % d’entre eux «s’inquiètent aussi de l’utilisation abusive de leurs données biométriques», et «45 % ont peur que la technologie biométrique puisse nuire à la protection de la vie privée».

____________________

Ça va être beau tantôt avec les attaques des pirates informatiques ! :charlemagne:

Bientôt, ton véhicule électrique va démarrer uniquement avec ton permis de conduire ou par la reconnaissance faciale du système de bord du véhicule et si un voleur s'essaie, il se fera éjecter du véhicule le cul sur une pelle ! :mdr:

Là c'est vrai que les gens vont crier haut et fort LIBÂÂÂÂÂRTÉ ! :D

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La reconnaissance faciale utilisée à l’insu des clients

par Jéromec, mardi 04 avril 2023, 16:03 (il y a 405 jours) @ Dédé

Souriez vous êtes filmé (et analysé!)

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1745450/reconnaissance-faciale-cadillac-fairview-d...

La reconnaissance faciale utilisée à l’insu des clients dans des centres commerciaux canadiens

Des caméras « discrètes » dans les bornes d’information numériques ont capturé 5 millions d’images de clients pour alimenter un logiciel de reconnaissance faciale.

Des clients dans un centre commercial.
La compagnie immobilière Cadillac Fairview détient plusieurs centres commerciaux, dont le Carrefour Laval.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / RYAN REMIORZ


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Radio-Canada
Publié le 29 octobre 2020
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
La société Cadillac Fairview a recueilli des images et des données biométriques de ses clients dans 12 centres commerciaux jusqu'en 2018, et cela « à leur insu et sans leur consentement », conclut une enquête conjointe des commissaires à la vie privée de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et du Canada.

Les visiteurs n’avaient aucune raison de s’attendre à ce que leur image soit saisie par une caméra discrète ou qu’elle soit utilisée [...] à des fins d’analyse, écrit le commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Daniel Therrien, dans un communiqué.

Les commissaires à la vie privée ont commencé leur enquête après un reportage de CBC sur le sujet en 2018.

Cadillac Fairview dit qu’elle a utilisé le logiciel AVA (analyse vidéo anonyme) pour déterminer l’âge et le sexe des visiteurs, mais pas pour les identifier.


Elle explique par ailleurs que des autocollants apposés sur les portes des centres commerciaux informent les visiteurs de sa politique de confidentialité. Elle considère donc que ceux-ci devraient savoir que leur image peut être recueillie et utilisée.

Les commissaires ont jugé que cela ne suffisait pas.

Ils concluent par conséquent que Cadillac Fairview a enfreint la Loi sur la protection de la vie privée.

Les centres commerciaux qui ont utilisé la technologie AVA :
Market Mall (Alberta)
Chinook Centre (Alberta)
Richmond Centre (Colombie-Britannique)
Pacific Centre (Colombie-Britannique)
Polo Park (Manitoba)
Toronto Eaton Centre (Ontario)
Sherway Gardens (Ontario)
Lime Ridge (Ontario)
Fairview Mall (Ontario)
Markville Mall (Ontario)
Galeries d'Anjou (Québec)
Carrefour Laval (Québec)
Le fournisseur de services a conservé les données biométriques
Selon le rapport, quand un client se trouvait dans le champ de vision de la caméra, celle-ci capturait une image de son visage. Cette image était temporairement stockée dans le serveur, le temps d’être convertie en une représentation biométrique numérique. Cadillac Fairview a utilisé ces représentations biométriques pour déterminer le nombre, l’âge et le sexe de sa clientèle.

L’image était ensuite supprimée, mais pas les renseignements biométriques. Le fournisseur d’AVA stockait ces derniers dans une banque de données centralisée.

Cadillac Fairview a déclaré qu’elle ignorait l’existence de la base de données de renseignements biométriques, ce qui augmentait le risque d’utilisation potentielle par des parties non autorisées ou [...] par des individus malveillants, note le rapport d’enquête.

Une borne d'information interactive.
Trois commissaires à la vie privée blâment Cadillac Fairview pour son utilisation des caméras qu'elle a intégrées dans des bornes d'information numériques.

PHOTO : CBC MANITOBA / JILL COUBROUGH

Les renseignements étaient des séquences de données anonymes, affirme Cadillac Fairview
Une porte-parole de l’entreprise, Jess Savage, insiste sur le fait que les données recueillies n’auraient jamais pu servir à identifier des personnes.


Ce ne sont pas des visages, mais des séquences de chiffres que le logiciel utilise pour catégoriser le sexe et la catégorie d’âge des clients qui passaient dans le champ de la caméra, déclare-t-elle dans un courriel à CBC.

Elle ajoute que Cadillac Fairview a désactivé les caméras et que toutes les images, les représentations numériques et les données qui y sont associées ont été supprimées depuis.

Nous prenons les inquiétudes de nos visiteurs au sérieux, et voulions nous assurer que nous y avons répondu, dit-elle.

Les trois commissaires notent cependant que l’entreprise a refusé de s’engager à obtenir un consentement positif explicite de ses clients, si elle décide de recommencer à utiliser l’AVA.

Nous trouvons ce refus inquiétant, écrivent-ils dans leur rapport.

Jess Savage affirme que toutes les recommandations des commissaires ont été acceptées et implantées, à l'exception de celles qui spéculent sur un usage futur hypothétique de technologies similaires.

Elle précise néanmoins que Cadillac Fairview n’a pas l’intention de réactiver les caméras dans les bornes numériques.

Avec des informations de Thomas Daigle et Catharine Tunney

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la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale

par Blake, mardi 04 avril 2023, 21:19 (il y a 405 jours) @ Dédé

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https://www.journaldequebec.com/2023/04/04/la-saaq-utilisera-la-reconnaissance-faciale-...

Après ses ratés informatiques, la SAAQ se lance dans la reconnaissance faciale

La société d’État se lance dans la biométrie même si son virage numérique est jusqu’ici chaotique

NL ATR 001 Logo Nicolas Lachance, mercredi 04 septembre 2013. ANNIE T ROUSSEL/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
NICOLAS LACHANCE
Mardi, 4 avril 2023 00:00
MISE À JOUR Mardi, 4 avril 2023 00:00
Après le lancement catastrophique de sa transformation numérique, la Société de l’assurance automobile du Québec se lance dans la reconnaissance faciale afin d’assurer l’intégrité des détenteurs de permis de conduire.
Selon le plan annuel des ressources informationnelles du ministre du Numérique, Éric Caire, le projet sert à «introduire une solution de reconnaissance faciale» pour optimiser la banque photo de la SAAQ.

C’est la technologie Cognitec du fournisseur Thales DIS Canada qui a été retenue par la société d’État.

L’entreprise qui utilise les données biométriques est entre autres spécialisée dans la recherche d’images faciales dans des bases de données (voir plus bas).

La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
CAPTURE D’ÉCRAN COGNITEC
La technologie utilisée par la SAAQ pour scanner les photos des permis de conduire fera la vérification biométrique et l’identification des personnes. Elle comparera les nouvelles photos d’identité aux images existantes pour prévenir la fraude d’identité, comme ici sur ces photos fictives
Récemment, le lancement catastrophique de la nouvelle plateforme numérique SAAQclic jumelé à la mise en service du premier jalon de l’identité numérique québécois a tourné au vinaigre, provoquant une transition chaotique et de longues files d’attente à l’extérieur des SAAQ.

En entrevue, le porte-parole de la SAAQ assure que tout est réalisé dans le respect des règles gouvernementales.

Les autorités de SAAQ ont donné leur aval à la réalisation de ce projet qui a également été désigné d’intérêt gouvernemental par le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN).

«On parle de projet de reconnaissance faciale, ça fait toujours un peu peur au monde. Mais nous, le projet, au lieu de dire que c’est de la reconnaissance faciale, on va plutôt parler de gestion documentaire de notre banque de photos», a indiqué Gino Desrosiers, le coordonnateur des relations médias à la SAAQ.

«Faire le ménage» dans les photos

Or, le projet se nomme bel et bien : «solution de reconnaissance faciale pour les photos du permis autorisant la conduite de véhicules routiers.»


Les photos emmagasinées dans son système seront visées par le logiciel. Ceci va permettre à la société d’État de «faire le ménage» de sa banque de photo de permis de conduire et s’assurer d’éviter les doublons, rectifier des erreurs et déceler des fraudes, soutient M. Desrosiers.

«Dans le cas où on aurait deux photos différentes avec les mêmes informations, on pourrait vérifier afin de voir s’il n’y a pas eu une tentative de fraude, si quelqu’un essaie de se faire passer pour quelqu’un d’autre», a-t-il précisé.

Écoutez Philippe-Vincent Foisy en discuter lors de son tour de l'actualité quotidien, disponible en balado sur QUB radio :

Pas de surveillance

La technologie biométrique pourrait servir à faire de la surveillance, mais il ne s’agit pas de l’objectif de la SAAQ, signale le porte-parole.

«Ce n’est pas le but [...] Ce n’est pas prévu que quelqu’un se présente et qu’en franchissant la porte d’un centre de service de la SAAQ, que son dossier apparaisse directement à l’ordinateur.»

La société d’État qui gère près de 5,5 millions de dossiers réfléchit à un tel projet depuis 2017.

L’apparition de nouvelles technologies sur le marché en 2020 a accéléré la réflexion et le projet a été mis en branle à l’interne.

La SAAQ a investi 600 000 $ pour la rédaction du dossier d’affaires ainsi que la réalisation du processus d’appel d’offres public.

Il s’agit du deuxième projet de reconnaissance faciale gouvernemental. Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique travaille également sur une technologie du genre pour son projet d’identité numérique.

RECONNAISSANCE FACIALE BIOMÉTRIQUE À LA SAAQ

Permettre la vérification et l’identification de personnes
Comparer les nouvelles photos d’identité avec les images existantes afin de prévenir la fraude
Identifier ou détecter les erreurs de saisie
Comparer, nettoyer et maintenir les bases de données d’identité avec les images faciales
Mesurer les caractéristiques faciales
Traiter les bases de données
Protéger les données biométriques
* Les coûts et l’échéancier de mise en marche du projet sont encore inconnus

PLUSIEURS ENJEUX DE SÉCURITÉ
La Société d’assurance automobile du Québec devra s’assurer de protéger l’identité de ses clients et l’accès aux données sensibles des citoyens, c'est-à-dire leur visage et leur adresse, signale un expert.

«Ça ne peut pas nuire, de trier tout ça», admet Patrick Mathieu, expert en cybersécurité. «Techniquement, ils ont besoin de quelque chose pour les aider.»

Des risques

Cependant, les risques que la vie privée des détenteurs de permis de conduire soit bafouée sont bien réels, surtout si une multitude de personnes ont accès à cette base de données.

«Il faut faire attention à la vie privée avec Thales. Ce que je veux dire, les données qui sont lues, comme les photos de permis de conduire, peuvent permettre d’identifier quelqu’un, donc qui sont très sensibles. Sans doute dans les plus sensibles que la SAAQ détient», a dit l’expert qui est cofondateur du Hackfest.

Basé sur ça, il faut faire attention à qui aura accès à cette base de données.»

Selon lui, la SAAQ devra s’assurer que l’entreprise qui fournit la technologie ne pourra pas avoir accès à ces données, tout comme les employés de la SAAQ.

«C’est sûr qu’en matière de sécurité d’accès des systèmes informatiques, on part déjà avec deux prises, surtout avec ce qui vient de se passer [à la SAAQ]», a illustré Patrick Mathieu, indiquant qu’il s’agit d’un enjeu externe et interne.

«Il faudra protéger la gestion des accès à toutes ces photos-là. S’il y a une brèche de sécurité, qui sera responsable?»

Des Québécois craintifs

Selon une étude publiée l’an dernier par la société Capterra Canada, 35 % des Québécois utilisent déjà la reconnaissance faciale, par exemple avec leur téléphone intelligent.

Toutefois, 49 % d’entre eux «s’inquiètent aussi de l’utilisation abusive de leurs données biométriques», et «45 % ont peur que la technologie biométrique puisse nuire à la protection de la vie privée».

____________________

Ça va être beau tantôt avec les attaques des pirates informatiques ! :charlemagne:

Bientôt, ton véhicule électrique va démarrer uniquement avec ton permis de conduire ou par la reconnaissance faciale du système de bord du véhicule et si un voleur s'essaie, il se fera éjecter du véhicule le cul sur une pelle ! :mdr:

Là c'est vrai que les gens vont crier haut et fort LIBÂÂÂÂÂRTÉ ! :D

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