RDS la Fièvre du Mercredi Soir (Forum)

par Jéromec, jeudi 08 janvier 2026, 12:33 (il y a 13 jours) @ Blake


Pas une grosse opposition mais 2 points de plus.

Effectivement, mais nous aimons planter des clubs plus faibles que le notre... et quelle ambiance pour un Mercredi soir.. !

https://www.rds.ca/hockey/canadiens/article/la-fievre-du-mercredi-soir/

La fièvre du mercredi soir!
Par
François Gagnon
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Publié le 08 janvier 2026 à 09h22
en diffusion 1 sur 7
Les Canadiens mettent fin au brasier des Flames


Les Canadiens mettent fin au brasier des Flames

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MONTRÉAL - Quand la foule s’est mise à faire vibrer le Centre Bell avec une vague qui a fait le tour de l’amphithéâtre huit, dix, quinze fois peut-être pendant une pause publicitaire au début de la troisième période, Alexandre Texier semblait surpris au banc du Canadien.

Il semblait même figé. Incrédule. Un brin secoué par la frénésie dont il était témoin en balayant les gradins du regard.

Il y avait de quoi être figé, incrédule, un brin secoué. Car en plus de la vague que les responsables de l’animation du Centre Bell ont judicieusement laissé déferler au lieu de la faire casser avec de la musique tonitruante ou des concours de « tombola », les Olé! Olé! Olé! scandés à tue-tête attisaient une frénésie qui donnait des frissons.

Une frénésie que Texier et ses coéquipiers ont grandement appréciée.

« C’est fou! On est juste un mercredi soir. C’était impressionnant! Je n’avais jamais vu ça avant », a-t-il candidement reconnu dans le vestiaire où il a rejoint ses coéquipiers après avoir reçu les honneurs réservés à la première étoile du match.

« On avait hâte de retrouver nos partisans et ils avaient clairement hâte de nous retrouver eux aussi. J’adore ça quand ils lancent la vague comme ils l’ont fait ce soir », a ajouté Cole Caufield dont le 21e but de la saison a contribué à soulever la vague puisqu’il donnait une avance de 4-1 au Tricolore.

À quelques pas de Texier et de Caufield, Jacob Fowler, après une soirée de 28 arrêts qui ont guidé le Canadien vers une victoire de 4-1 aux dépens des Flames venus de Calgary, sa quatrième victoire en huit décisions avec le Tricolore (4-2-2), surfait toujours sur la vague qui avait déferlé une demi-heure plus tôt.

« C’était sensationnel! La foule m’a impressionné chaque fois que j’ai joué ici, mais ce soir on a atteint un niveau supérieur », que le jeune gardien a témoigné.

Comment rester calme face à une telle frénésie? Comment ne pas perdre sa concentration pour éviter d’ouvrir la porte à une remontée de l’adversaire et gâcher le party?

« Je ne pouvais m’empêcher de sourire à mon retour au banc. Mais tu prends une gorgée d’eau et tu retournes dans ta bulle », que le gardien encore vert a expliqué.

Tout ça un mercredi soir. Pas un samedi! Tout ça contre les Flames de Calgary. Pas les Maple Leafs de Toronto, les Bruins de Boston ou les Sénateurs d’Ottawa : juste les Flames de Calgary!

Ça donne encore plus de mordant à la fièvre qui s’est emparée des partisans du Canadien, mercredi soir.

Martin St-Louis, même s’il a soulevé la coupe Stanley, même s’il a vécu d’autres grands et très grands moments au fil d’une carrière qui l’a conduit jusqu’au Temple de la renommée du hockey, a indiqué qu’il n’aurait pas vraiment été en mesure d’aider Fowler à composer avec ses émotions pendant la déferlante d’amour des partisans.

« Il fallait que je commence par composer moi aussi avec tout ça. C’est dur de ne pas prendre ce moment-là quand ça arrive. Les Olé! Olé! Olé et la vague qui dure quatre ou cinq minutes, j’ai vécu le moment. Et je crois que tous les gars l’ont vécu aussi. On a donné un bon match à nos partisans qu’on n’avait pas vus depuis un bout de temps (20 décembre) et ils nous ont récompensés », que Martin St-Louis a expliqué lors de son point de presse.

L’entraîneur-chef a aussi reconnu que ce débordement d’amour reçu mercredi soir et la vague sur laquelle et ses joueurs ont surfé jusqu’à la sirène confirmant la victoire, faisait contrepoids aux débordements d’impatience dont la foule est tout aussi capable d’offrir à ses favoris quand les choses ne vont pas aussi bien.

Ce qui pourrait arriver dès ce soir alors que Brad Marchand et les Panthers de la Floride tenteront de soulever les partisans contre leurs favoris afin de les ralentir au lieu de leur donner des ailes comme ils l’ont fait mercredi.

Mais bon!

« C’est ça Montréal! »

Ce phénomène de la vague n’est pas réservé qu’aux joueurs du Tricolore. Mais comme l’a déjà dit l’ancien joueur et entraîneur-adjoint Kirk Muller, comme l’ont dit des dizaines d’autres joueurs qui, comme Texier et Fowler mercredi, ont aussi surfé sur des vagues aussi sensationnelles, il n’y a pas meilleur endroit que Montréal… pour gagner!

Ça me rappelle le début de saison 2009-2010. Acquis avec Brian Gionta et Scott Gomez pendant la saison morte, Mike Cammalleri avait goûté à un tel débordement d’amour en début de saison. C’était le 10e match de l’année du Tricolore. Son cinquième devant ses partisans. Cammalleri, qui venait de marquer un deuxième but pour niveler les chances avec les Rangers qui menaient 4-2 quelques minutes plus tôt, était aussi au banc. La caméra rivée sur lui nous montrait le petit attaquant lançant des «wow!» à répétition. Kirk Muller était venu lui crier à l’oreille : c’est ça Montréal. C’est ça, jouer pour le Canadien.»

C’était encore vrai mercredi soir.

Et qu’Alexandre Texier, Jacob Fowler, Cole Caufield et les autres jeunes joueurs du Tricolore soient avisés : si les partisans vous ont offert un tel débordement d’amour un mercredi soir, contre un adversaire misérable qui n’est même pas un rival de section, pas même un rival d’association, imaginez une seconde ce que vous vivrez si vous leur offrez un jour leur 25e coupe Stanley!

Un très bon match

Si les joueurs du Canadien ont eu droit à un tel cadeau de la part de leurs partisans, mercredi soir, c’est qu’ils leur ont offert un très bon match.

Les Flames de Calgary devraient oublier la saison et amorcer une reconstruction ô combien nécessaire, mais le Canadien ne leur a rien donné ou à peu près.

Alexandre Texier a connu son meilleur match avec le Canadien autant sur le plan statistique qu’en matière de qualité de jeu. Après avoir marqué le premier but de la rencontre, il a ensuite ajouté deux passes.

Slafkovsky, Kapanen et Demidov ont encore été impliqués. Slafkovsky aurait pu l’être davantage s’il n’avait pas raté un but ouvert sur une passe savante de Lane Hutson.

Parlant de Hutson, il a encore fait de la magie sur la patinoire mercredi. Lui et son partenaire Alexandre Carrier ont terminé la soirée avec un différentiel de plus 3.

Phillip Danault a salué son « deuxième premier match » en carrière avec le Canadien au Centre Bell avec une soirée colossale de 13 mises en jeu gagnées sur les 15 qu’il a disputées. Il a aussi ajouté une passe obtenue sur une poussée qui a suivi sa sortie du banc des pénalités.


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