Lorsque l'informatique touche des canadien.nes. (Forum)
Guillaume St-Pierre
Mercredi, 18 février 2026 00:00
MISE À JOUR Mercredi, 18 février 2026 00:00
OTTAWA | Des Québécois sont outrés d’avoir à passer des heures d’attente au téléphone pour recevoir leur pension du fédéral avec des mois de retard, alors que d’autres doivent toujours prendre leur mal en patience.
Sylvie Déraps, de Gaspé, vient tout juste de toucher son premier versement. Ses démarches depuis l’automne dernier afin d’obtenir son dû ont été longues et fastidieuses, soit une douzaine d’appels à raison d’une heure d’attente minimum.
«J’ai eu 65 ans au mois d’octobre. Je devais recevoir ma pension de vieillesse à la fin novembre et je l’ai juste reçue le 6 février dernier», raconte Mme Déraps.
Elle a la chance de ne pas avoir à compter sur sa pension fédérale pour boucler ses fins de mois à l’heure actuelle, mais on ne peut pas en dire autant de milliers de Canadiens.
«Ce n’est pas à nous à payer pour un système qui ne fonctionne pas, lâche-t-elle. C’est de l’argent qu’ils nous doivent. On a travaillé toute notre vie. C’est inacceptable.»
«On s’entend-tu que quand on doit de l’agent au gouvernement, le gel de nos comptes à la banque arrive assez vite», s’indigne celle qui a fait carrière dans une banque.
C’est quoi le problème?
Après avoir minimisé les problèmes informatiques de son nouveau et très coûteux logiciel traitant les pensions, Ottawa a admis que plus de 80 000 Canadiens sont touchés.
Pour justifier les délais, un agent de Services Canada a d’abord prétexté à Mme Déraps des suppressions de poste.
Plusieurs semaines plus tard, un autre employé plaidant simplement une trop forte demande.
Après avoir pris connaissance de reportages des médias sur les dysfonctionnements du logiciel Cúram, elle revient à la charge. Un employé finira par admettre du bout des lèvres que des bogues informatiques sont en cause.
C’est, magiquement, après l’intervention de son député local, le bloquiste Alexis Deschênes, que la dame a vu son chèque déposé dans son compte, la semaine dernière.
Un autre couple de Québécois n’a pas vu la couleur de son argent malgré des appels répétés à Services Canada.
Carole Lacombe, 65 ans, et son mari, Claude Hamel, 66 ans, auraient dû recevoir leur pension début février et début janvier respectivement.
«On ne sait pas quand les premières prestations vont être déposées, peste Mme Lacombe. Nous serons obligés de retirer dans nos investissements, ce qui veut dire que nous serons probablement obligés de payer des impôts à la fin de l’année. C’est bien beau que ce soit rétroactif, mais pour l’instant, cela ne met pas du pain sur la table.»
En plus de causer des maux de tête aux Canadiens, le nouveau logiciel du fédéral coûte une beurrée, soit 6,6 G$ au lieu du 1,75 G$ prévu au départ.
![[image]](https://i.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/lignes10.gif)
6,6 G$, ça coûte cher pour de l'incompétence informatique. Un programme juste conçu pour les pensions de vieillesse du pays, crisse, ça ne doit pas être compliqué à faire à moindre coût bout d'crisse de bonyeux de Sorel ! 
Il y a des gens qui ne sont pas imputés pour cette incompétence et qui s'engraissent des sous publics.
Coudonc, nos gouvernements savent-ils gérer les sous publics ?
SAAQclic n'est pas mieux et ça coûter cher ça aussi.
Tout cas, c'est plate pour les personnes qui sont en attente de leurs pensions de vieillesse, à cause de l'incompétence ministérielle.
Dédé
Fil complet:
- Lorsque l'informatique touche des canadien.nes. -
Dédé,
18/02/2026, 15:07
- Lorsque l'informatique touche des canadien.nes. -
Blake,
18/02/2026, 21:34
- Lorsque l'informatique touche des canadien.nes. - Dédé, 19/02/2026, 16:29
- Lorsque l'informatique touche des canadien.nes. -
Blake,
18/02/2026, 21:34
![[image]](https://i84.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/captu490.jpg)