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Aide Alimentaire ; de plus en plus en demande ! (Forum)

par Dédé, jeudi 19 février 2026, 21:43 (il y a 55 jours)

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Marianne Langlois
Jeudi, 19 février 2026 19:00

MISE À JOUR Jeudi, 19 février 2026 19:00

Des organismes atteignent de nouveaux records de demandes d’aide alimentaire, au point où certaines familles doivent patienter jusqu’à un an avant d’obtenir des paniers de denrées.

« Les demandes n’arrêtent pas. Ça peut facilement prendre plusieurs mois voire un an avant de pouvoir s’inscrire pour les boîtes de denrées mensuelles », explique Marianne Assouline, responsable de l’accueil au centre MADA depuis huit ans.

L’organisme de Côte-des-Neiges qui est en activité depuis 30 ans croule sous les demandes. Actuellement, au moins 1500 familles sont inscrites aux paniers d’aide alimentaire et plusieurs dizaines d’autres attendent une place.

« Il y a un ordre de priorité selon l’urgence, on aide tout le monde, mais pour le dépannage alimentaire mensuel, ça peut être long », observe Mme Assouline.

Pour les employés et les bénévoles, la pression financière que vivent les Québécois s’observe tous les jours.

« C’est vraiment de pire en pire. Avant, les gens sur les listes d’attente n’avaient souvent plus besoin d’aide quand c’était rendu à leur tour, mais c’est rare qu’on ait des désistements à présent », souligne-t-elle.

Cas urgents

Que ce soit pour des vêtements, des couches ou des produits d’hygiène, la population sollicite le centre MADA pour plusieurs raisons.

« On a été appelés à soutenir une femme qui avait besoin d’aide pour son fils handicapé et son autre garçon. Elle venait de quitter son mari violent et avait besoin de meubles », souligne Mme Assouline.

Le centre offre également le service de boîtes de repas préparés aux personnes plus âgées, vulnérables ou en situation de handicap. Les jours de distribution, l’équipe en a plein les bras.

« Ça n’arrête pas, je vais acheminer entre 30 et 40 boîtes-repas aujourd’hui et des gens arrivent aux cinq minutes pour leur boîte », explique Alex Schaper, bénévole auprès de MADA depuis un an et demi.

Nouveaux visages

De plus en plus de familles avec de jeunes enfants s’y présentent pour manger à la cafétéria, qui offre des repas chauds gratuitement matin, midi et soir.

« On le voit, depuis un an, c’est vraiment exponentiel. Il y a de jeunes enfants qui viennent manger toutes les semaines avec leurs parents », observe Robert Duquette, qui y sert les repas.

Un constat qui a également été fait du côté de Moisson Mauricie–Centre-du-Québec.

« C’est une nouvelle réalité, ce n’est plus rare de voir des personnes qui ont de jeunes enfants et des emplois stables, mais qui ont besoin d’aide. Je disais que c’est probablement ce qui est le plus préoccupant à l’heure actuelle », explique Gaël Chantrel, directeur général de l’organisme.

Pour ce qui est des listes d’attente, certains organismes d’aide alimentaire dans le Centre-du-Québec avaient plusieurs personnes en attente jusqu’à tout récemment.

« Il y a eu des ajustements qui ont été faits, dans certains cas, les paniers ont été réduits pour permettre au plus de monde possible d’y avoir accès », ajoute M. Chantrel.

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C'est n'est plus seulement aux grandes villes que les familles demandent de l'aide alimentaire, c'est partout au Québec et ailleurs au Canada. C'est un problème constant et qui augmente de plus en plus, parce que le coût de la vie et la faible tendance du pouvoir d'achat, font en sorte de voir ce qui se produit. Un salaire de 20,000$ pour un couple avec 1 enfant en charge, ce n'est pas assez pour vivre convenablement. Le coût des loyers augmente, le coût des denrées augmente et c'est comme interdit d'être malade.

Que faire pour renverser cette tendance, mettre le salaire minimum à 25$/heure ?

Ce n'est pas vraiment une bonne idée, parce que les requins vont encore augmenter leurs cossins à vendre, les proprios immobiliers augmenteraient le coût de location et ainsi de suite, un vrai cercle vicieux. Il faudrait faire la chasse aux requins avant d'attribuer une augmentation du salaire minimum, du moins, leur couper l'herbe sous leurs pieds.

Mais ça, il ne faut pas croire au conte de fée ? :D

Dédé


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