PéDonald fait une crise de basinette ! (Forum)
Guillaume St-Pierre – analyse
Samedi, 21 février 2026 00:00MISE À JOUR Samedi, 21 février 2026 00:00
Le Canada est loin d’être sorti du bois malgré la décision de la Cour suprême américaine qui a servi une claque à Donald Trump en jugeant une bonne partie de ses tarifs illégaux.
Cette décision historique qui a mis Trump dans tous ses états ne vise en rien les tarifs qui nous touchent le plus directement.
« Les tarifs américains sur l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et d’autres secteurs clés [comme l’automobile] demeurent en place et continuent de fragiliser nos industries, nos emplois et nos régions », a fait valoir le ministre québécois de l’Économie, Jean Boulet.
Les exportations canadiennes, outre dans ces secteurs et contrairement à la plupart des autres pays, sont exemptes de droits de douane grâce à notre accord de libre-échange, l’ACEUM, qui est toujours en vigueur.
Or, cet accord doit être révisé cette année, et les négociations s’annoncent tendues entre Ottawa et Washington.
Le gouvernement Carney est d’ailleurs resté prudent et n’a pas fanfaronné après la décision de la Cour suprême des États-Unis.
Tout au plus, le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a signalé que l’invalidation des tarifs prouve que la position du Canada, outré par ces droits de douane, était « justifiée ».
Un manque de « courage »
Rarement avait-on vu Donald Trump aussi ébranlé et en colère, en commentant le jugement de la Cour suprême américaine, insultant à qui mieux mieux les juges qui ont pris cette décision, les traitant « d’ordures ».
Le jugement est d’autant plus étonnant que le tribunal est composé de magistrats majoritairement conservateurs.
Six des neuf juges ont renversé les tarifs imposés contre les partenaires commerciaux des États-Unis, dont trois progressistes. Mais le conservateur modéré John Roberts ainsi que Amy Coney Barrett et Neil Gorsuch, choisis par Donald Trump lui-même pendant son premier mandat (2017-2021), l’ont aussi débouté.
« J’ai honte pour certains membres de la Cour, totalement honte, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qui était bon pour notre pays », a-t-il lancé, visiblement agité derrière le pupitre de la salle de presse de la Maison-Blanche.
Les échecs s’accumulent pour Donald Trump, en cette année d’élections de mi-mandat, qui auront lieu à l’automne.
Sa politique sur l’immigration, plutôt populaire, s’est retournée contre lui à cause des dérapages de la police de l’immigration qui a froidement abattu deux personnes en début d’année à Minneapolis.
Plus tôt cette semaine, la Chambre des représentants, pourtant contrôlée par les républicains, a adopté une résolution visant à annuler les tarifs imposés au Canada.
Le vote, appuyé par six républicains, n’a pas force de loi, mais le message au président est clair : sa politique commerciale ne fait pas l’unanimité et certains dans son clan sont désormais prêts à lui tenir tête.
Mécanismes plus puissants
Malgré son plus récent revers, Trump n’était pas en reste. Il a promis d’utiliser d’autres mécanismes « encore plus puissants » afin d’imposer une taxe globale mondiale de 10 %.
Mais un autre panier de crabes a commencé à s’ouvrir devant le président. Avec cette victoire devant les tribunaux, des compagnies américaines souhaitent maintenant récupérer l’argent des tarifs qu’ils ont dû payer à une hauteur de 180 G$ depuis qu’ils ont été mis en vigueur l’an dernier.
Ottawa a entrepris depuis des efforts afin de diminuer notre dépendance au marché américain.
Des efforts qui se poursuivront à toute vapeur, car visiblement, malgré le revers, Donald Trump n’a aucune intention de lâcher le morceau.
Il pourrait même devenir encore plus agressif et imprévisible, dans les mois précédant les élections de mi-mandat de novembre.
Au lieu d'avoir honte aux membres de la cour qui ont pris la décision que ses tarifs douaniers sont illégitimes, il devrait se voir devant le miroir, il verrait que c'est lui la honte !
Quoi que, il est maintenant la risée !
Va-t-il remettre les 180 G$ aux compagnies américaines qui veulent récupérer ces sous ?
En plus le gros crisse, ne veut pas lâcher le morceau. Faque j'imagine qu'il va tout faire pour ne pas remettre ces sous car il déteste la défaite, comme un gamin qu'on enlève son jouet préféré !
Moé je lui dirais ; Envoyes à genoux dans le coin et pour qu'il comprenne bien la situation, je placerais du macaroni avant qu'il s'agenouille !
Un soupçon de sadisme ici là là là !
Juste le faire chier davantage, être journaliste, je lui demanderais comment il se sent de se faire couper l'herbe sous ses pieds.
Évidemment, je terminerais en lui disant ; LOSER !
Dédé

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- PéDonald fait une crise de basinette ! -
Dédé,
21/02/2026, 05:21
- PéDonald fait une crise de basinette ! - Blake, 21/02/2026, 11:02
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