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La Niña n’a pas refroidi comme prévu ! (Sciences & Paranormal)

par Dédé, jeudi 26 février 2026, 09:12 (il y a 48 jours)

Source : [image]


Article rédigé par Karine Durand
3 min.
Publié le 26 février 2026 à 12:29

Ces dernières années, la Terre a absorbé plus d’énergie qu’elle n’en a émis : c’est ce qu’on appelle le « déséquilibre énergétique de la Terre ». Ce dernier, à l’origine du réchauffement climatique, s’est nettement aggravé depuis 2022. Cette accumulation de chaleur est-elle uniquement liée aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, ou a-t-elle aussi été aggravée par le cycle naturel de La Niña et de El Niño ? Des chercheurs ont fait une découverte surprenante.

Si le rôle des émissions de gaz à effet de serre dans la majeure partie du réchauffement climatique ne fait plus débat de nos jours, beaucoup de scientifiques estimaient qu'il y avait quelque chose en plus ces dernières années : l'accélération du réchauffement climatique depuis 2022 avait même réussi à surprendre les plus pessimistes des climatologues.

Ce « quelque chose en plus » a parfois été associé aux grandes éruptions volcaniques des dernières années, ou encore à la réduction de la pollution atmosphérique qui a dégagé le ciel et créé un effet rebond de la chaleur : ces deux paramètres ont certainement joué un rôle, mais des chercheurs estiment désormais que les variations remarquables du cycle Enso ces dernières années ont eu un effet très important.

Les résultats d'une nouvelle étude publiée dans Nature Geoscience par des scientifiques japonais « montrent que la transition d'un épisode pluriannuel de La Niña à un épisode d'El Niño a été déterminante dans l'absorption extrême d'énergie de la Terre en 2022-2023 ». Rappelons en effet que la Planète a connu un triple La Niña de 2020 à 2023, un phénomène connu pour son effet légèrement refroidissant sur le climat (à l'inverse d'El Niño qui a un effet réchauffant). Il a ensuite été suivi d'un épisode El Niño en 2023-2024, avant le retour à La Niña en 2025-2026. Toujours en cours, l'épisode La Niña touche actuellement à sa fin.

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La Niña se caractérise par une eau plus froide que la moyenne dans l'océan Pacifique équatorial, ici, visible sous forme de bande horizontale bleue le long de l'Amérique du Sud. © Mercator Ocean

Le triple La Niña a aggravé le réchauffement planétaire

Les chercheurs attribuent environ les trois quarts (75 %) de la modification du déséquilibre énergétique de la Terre à la combinaison du réchauffement climatique (dû à l'activité humaine) et du passage d'une phase froide La Niña (prolongée pendant 3 ans), à une phase chaude El Niño.

Dans ces 75 %, la part du triple La Niña est de 23 %, le reste étant lié aux émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines. Lors d'une phase La Niña, l'eau chaude stagne en profondeur, tandis que les eaux froides remontent en surface : cela refroidit légèrement l'atmosphère et réduit la quantité d'énergie qui s'échappe dans l'espace, expliquent les auteurs de l'étude.

À l'inverse, lors d'une phase El Niño, la Terre envoie davantage de chaleur vers l'espace, ce qui équilibre un peu plus le bilan énergétique de la Terre. Et lors d'une transition importante entre ces deux phases, comme celle qui a fait passer le triple La Niña à un épisode El Niño, toute la chaleur piégée en profondeur remonte subitement.

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Les eaux plus froides du Pacifique pendant la phase La Niña font stagner l'eau chaude en profondeur : dès que La Niña est terminée et qu'El Niño arrive, cette chaleur remonte subitement. © aandd, Adobe Stock

En 2026, le retour d'El Niño prévu cet été ou cet automne - qui fera suite à une phase La Niña plutôt faible - va assurément rajouter « une couche supplémentaire » au réchauffement climatique. Entre la progression du réchauffement lié à l'activité humaine et le retour de El Niño, de nombreux climatologues s'attendent à une température moyenne mondiale possiblement record en 2026-2027.

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- Il est où le réchauffement climatique avec le crisse d'hiver hein ?

PéDonald, sors de mon corps mon sacrament ! :mdr:

Dans l'article, le phénomène El Niño est prévu cet été ou cet automne. Donc j'imagine que nous aurons un été indien de longue durée cette année, voire en 3 périodes, soit au début d'octobre, début novembre et début décembre.

L'effet boomerang aura certainement de bonne répercussion de la hausse des températures au début de l'été et je ne serais pas surpris que l'on puisse faire cuire de la saucisse sur une grille sans briquettes de charbon ! :evil:

Du 45°C comme humidex pendant les deux premières semaines de juillet au Québec et même à la Côte-Nord, ça ne me surprendrait pas et fort possible aussi que nous aurons un printemps bien sec encore.

Mais pas grave, votons PCQ ! :mdr:

Dédé

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La Niña n’a pas refroidi comme prévu !

par Blake, jeudi 26 février 2026, 11:14 (il y a 48 jours) @ Dédé

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Article rédigé par Karine Durand
3 min.
Publié le 26 février 2026 à 12:29

Ces dernières années, la Terre a absorbé plus d’énergie qu’elle n’en a émis : c’est ce qu’on appelle le « déséquilibre énergétique de la Terre ». Ce dernier, à l’origine du réchauffement climatique, s’est nettement aggravé depuis 2022. Cette accumulation de chaleur est-elle uniquement liée aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, ou a-t-elle aussi été aggravée par le cycle naturel de La Niña et de El Niño ? Des chercheurs ont fait une découverte surprenante.

Si le rôle des émissions de gaz à effet de serre dans la majeure partie du réchauffement climatique ne fait plus débat de nos jours, beaucoup de scientifiques estimaient qu'il y avait quelque chose en plus ces dernières années : l'accélération du réchauffement climatique depuis 2022 avait même réussi à surprendre les plus pessimistes des climatologues.

Ce « quelque chose en plus » a parfois été associé aux grandes éruptions volcaniques des dernières années, ou encore à la réduction de la pollution atmosphérique qui a dégagé le ciel et créé un effet rebond de la chaleur : ces deux paramètres ont certainement joué un rôle, mais des chercheurs estiment désormais que les variations remarquables du cycle Enso ces dernières années ont eu un effet très important.

Les résultats d'une nouvelle étude publiée dans Nature Geoscience par des scientifiques japonais « montrent que la transition d'un épisode pluriannuel de La Niña à un épisode d'El Niño a été déterminante dans l'absorption extrême d'énergie de la Terre en 2022-2023 ». Rappelons en effet que la Planète a connu un triple La Niña de 2020 à 2023, un phénomène connu pour son effet légèrement refroidissant sur le climat (à l'inverse d'El Niño qui a un effet réchauffant). Il a ensuite été suivi d'un épisode El Niño en 2023-2024, avant le retour à La Niña en 2025-2026. Toujours en cours, l'épisode La Niña touche actuellement à sa fin.

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La Niña se caractérise par une eau plus froide que la moyenne dans l'océan Pacifique équatorial, ici, visible sous forme de bande horizontale bleue le long de l'Amérique du Sud. © Mercator Ocean

Le triple La Niña a aggravé le réchauffement planétaire

Les chercheurs attribuent environ les trois quarts (75 %) de la modification du déséquilibre énergétique de la Terre à la combinaison du réchauffement climatique (dû à l'activité humaine) et du passage d'une phase froide La Niña (prolongée pendant 3 ans), à une phase chaude El Niño.

Dans ces 75 %, la part du triple La Niña est de 23 %, le reste étant lié aux émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines. Lors d'une phase La Niña, l'eau chaude stagne en profondeur, tandis que les eaux froides remontent en surface : cela refroidit légèrement l'atmosphère et réduit la quantité d'énergie qui s'échappe dans l'espace, expliquent les auteurs de l'étude.

À l'inverse, lors d'une phase El Niño, la Terre envoie davantage de chaleur vers l'espace, ce qui équilibre un peu plus le bilan énergétique de la Terre. Et lors d'une transition importante entre ces deux phases, comme celle qui a fait passer le triple La Niña à un épisode El Niño, toute la chaleur piégée en profondeur remonte subitement.

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Les eaux plus froides du Pacifique pendant la phase La Niña font stagner l'eau chaude en profondeur : dès que La Niña est terminée et qu'El Niño arrive, cette chaleur remonte subitement. © aandd, Adobe Stock

En 2026, le retour d'El Niño prévu cet été ou cet automne - qui fera suite à une phase La Niña plutôt faible - va assurément rajouter « une couche supplémentaire » au réchauffement climatique. Entre la progression du réchauffement lié à l'activité humaine et le retour de El Niño, de nombreux climatologues s'attendent à une température moyenne mondiale possiblement record en 2026-2027.

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- Il est où le réchauffement climatique avec le crisse d'hiver hein ?

PéDonald, sors de mon corps mon sacrament ! :mdr:

Dans l'article, le phénomène El Niño est prévu cet été ou cet automne. Donc j'imagine que nous aurons un été indien de longue durée cette année, voire en 3 périodes, soit au début d'octobre, début novembre et début décembre.

L'effet boomerang aura certainement de bonne répercussion de la hausse des températures au début de l'été et je ne serais pas surpris que l'on puisse faire cuire de la saucisse sur une grille sans briquettes de charbon ! :evil:

Du 45°C comme humidex pendant les deux premières semaines de juillet au Québec et même à la Côte-Nord, ça ne me surprendrait pas et fort possible aussi que nous aurons un printemps bien sec encore.

Mais pas grave, votons PCQ ! :mdr:

Dédé

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