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Vœu de chasteté, mal compris on dirait ! (Forum)

par Dédé, dimanche 17 mai 2026, 23:57 (il y a 7 heures, 58 minutes)

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Mathieu-Robert Sauvé
Dimanche, 17 mai 2026 00:00

MISE À JOUR Dimanche, 17 mai 2026 00:00

Les prêtres homosexuels doivent souvent renoncer au sacerdoce pour s’assumer pleinement, révèle un chercheur de l’Université de Sherbrooke au terme de ses études doctorales.

« Le plus souvent, ceux qui assument leur homosexualité et veulent la vivre ouvertement quittent l’Église », explique Loïc Bizeul au cours d’un entretien en marge du congrès de l’ACFAS, qui s’est tenu cette semaine à Trois-Rivières. Il a réussi à obtenir des témoignages approfondis de 17 d’entre eux, âgés de 36 à 85 ans dans le cadre d’une recherche unique au Québec qui lui a demandé plusieurs années de travail.

Émotions

La plus grande surprise de M. Bizeul durant son doctorat à l’Université de Sherbrooke a été d’accueillir les confidences d’hommes qui se livraient pour la première fois de leur vie sur le délicat sujet de leur orientation sexuelle au sein de l’Église. Des déferlements d’émotions ont marqué les entretiens.

« Des hommes m’ont dit que la découverte de leur homosexualité avait été une source de souffrance. Ils peuvent glisser dans un désespoir profond, entretenir des idées suicidaires. Certains se flagellent », explique-t-il.

L’Église catholique manifeste une ouverture en matière d’homosexualité en autorisant depuis 2023 la bénédiction de couples de même sexe (sans toutefois valider officiellement leur statut). Les tendances homosexuelles ne sont « pas un péché en soi », mais les actes homosexuels sont interdits car « intrinsèquement désordonnés ». Aucun homosexuel affirmé n’est admis comme aspirant prêtre.

Deux types

Dans sa thèse qui sera publiée en septembre prochain aux Presses de l’Université d’Ottawa, Loïc Bizeul présente deux types de prêtres gais. D’un côté les hommes qui respectent les normes de l’Église et dissimulent leur orientation. Ils désirent poursuivre leur vocation et réprimer leurs désirs. De l’autre les hommes qui estiment que leur homosexualité est conciliable avec leur vocation même s’ils savent qu’ils secouent les cadres établis.

« Ils sont nombreux à démissionner dans le premier groupe. Ils finissent par préférer vivre leur homosexualité librement », commente le chercheur.

Cela dit, le second groupe est moins marginal qu’on pourrait le croire. Il existe en France des associations de prêtres homosexuels, et jusqu’à 80 prêtres québécois ont joint les rangs de l’Association gaie anonyme pour prêtres exclusivement, aujourd’hui disparue.

« L’Église veut à tout prix éviter les scandales. Quand un prêtre a été aperçu en ville en tenant la main d’un autre homme, par exemple, il a été excommunié à la suite d’un appel anonyme », donne-t-il comme exemple.

Son projet de recherche aura permis, croit-il, de lever le voile sur la « double impossibilité » subie par ces hommes qui ont, malgré tout, souhaité faire le bien autour d’eux en choisissant la prêtrise.

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C'est passablement "touché" de discuter de la sexualité car c'est facilement outrageant si nous ne sommes pas d'accord sur l'orientation sexuelle pour les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles.

Par contre, il y a une chose qui ne semble pas fonctionner de l'orientation sexuelle et la prêtrise. Le vœu de chasteté est justement la borne à ne pas franchir si des gens choisissent cette orientation professionnelle. Que la personne soit hétéro ou hommo ou aux oiseaux, la sexualité ne fait pas parti de cette profession, c'est un renoncement personnel face à l'Église.

Si le sexe est plus fort que le ti-jésus, ben faut pas choisir de devenir prêtre, c'est le prérequis le renoncement sexuel. Pas pour rien qu'il y a encore des pédos homos au sein de la religion catholique romaine, le laisser-aller est évident. :D

Bon, vous pouvez maintenant me lancer les tomates. Pas les patates là, ça fait trop mal ! :mdr:

Dédé


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