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L'Assurance-maladie du Québec, n'est pas gratuite ! (Forum)

par Dédé, lundi 18 mai 2026, 00:35 (il y a 7 heures, 19 minutes)

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Guillaume Longuépée, collaboration spéciale
Lundi, 18 mai 2026 00:00

MISE À JOUR Lundi, 18 mai 2026 00:00

Avant la carte d’assurance maladie, tomber malade coûtait très cher au Québec. La « castonguette » a symbolisé l’accès universel et gratuit à un régime de santé collectif.

« Désormais, les citoyens au Québec ne sont plus obligés de se ruiner quand ils subissent un accident grave », affirme Martin Pâquet, historien spécialiste de la Révolution tranquille et professeur à l’Université Laval.

M. Pâquet replonge pour Le Journal dans les circonstances entourant l’adoption de la carte d’assurance maladie du Québec qu’on a surnommé alors la « castonguette » en référence au père du nouveau système, Claude Castonguay. Figure centrale de la réforme, cet expert des assurances devenu ministre de la Santé avait précédemment présidé la Commission d’enquête sur la santé et le bien-être social.

Le 1er novembre 1970, la carte est distribuée à toute la population après l’adoption de la loi. Elle devient rapidement le symbole d’un changement majeur : désormais, les Québécois peuvent recevoir des soins sans devoir payer directement leur facture médicale comme auparavant.

Une forte opposition du corps médical

La volonté de l’État d’encadrer le système médical et le financement des soins va « déplaire aux médecins », rappelle M. Pâquet.

À cette époque, les médecins sont « des entrepreneurs qui fixent le montant de leurs honoraires à leur convenance », ajoute Aline Charles, historienne spécialiste du système hospitalier au Canada au XXe siècle et professeure à l’Université Laval.

En vertu du nouveau régime, l’État fixe les montants et organise le remboursement.

La contestation est forte et les médecins déclenchent une grève de deux semaines.

Un régime universel

L’année 1970 est décisive. En mars, le premier projet de loi sur l’assurance maladie est déposé. C’est le « Bill 8 ». Quelques semaines plus tard, Robert Bourassa devient premier ministre.

À ses yeux, le régime doit être universel et gratuit. Il estime que « si les Québécois contribuent collectivement à la société, ils doivent aussi bénéficier d’une protection de santé », reprend M. Pâquet.

Avant, la maladie pouvait ruiner

Avant l’arrivée de la Régie de l’assurance maladie du Québec, en 1969, la capacité à se soigner reposait davantage sur les assurances privées et les moyens financiers des personnes. Les primes des assurances privées pouvaient varier d’une personne à l’autre et tous n’étaient pas protégés de la même manière.

L’objectif de la réforme est donc simple : permettre aux citoyens d’avoir accès aux soins sans s’endetter lourdement.

Dès cette époque, les coûts de santé explosaient car les tarifs fixes n’existaient pas.

« Lors d’une hospitalisation, les patients doivent tout payer : les infirmières, les repas, les tests sanguins et leurs chambres », comme le précise Mme Charles.

Les frais d’hospitalisation étaient donc élevés. Ils sont passés d’environ 12,70 $ par jour en 1955, soit l’équivalent de 150,78 $ aujourd’hui, à 60,69 $ en 1969, soit l’équivalent de 520,93 $ en 2026.

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Oui bien sûr, la gratuité des soins est là pour que les gens soient tous soignés sans à avoir une dette qui dépasse largement un revenu net des gens moins nantis. C'était le but de cette loi Bill 8 mais une telle gratuité des soins, a tout de même un prix à payer, ce n'est pas gratuit pour ceux et celles qui paient leurs impôts. Il y a une grande parti de ces impôts qui va au ministère de la Santé qui prononce le budget annuel octroyé aux centres intégrés de santé et de services sociaux (CIUSSS).

N'empêche qu'aujourd'hui, c'est très difficile d'avoir un médecin de famille, il y a beaucoup trop d'orphelinage de médecin, ce qui profite la santé au privé avec des ouvertures de cliniques privées qui poussent comme des champignons à travers de la province, généralement près des endroits ciblés comme de classe riche. Oubliez les faubourgs, il n'y en a pas. :D

La Santé coûte chère, il n'y a rien de gratuit là-dedans !

Dédé


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