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Le gros sale a suspendu ses tarifs qu'il menaçait ! (Forum)

par Dédé, mercredi 19 août 2026, 08:22 (il y a 2 heures, 50 minutes)

Source : [image]

Mis à jour hier à 23 h 25
Joël-Denis Bellavance
La Presse

Antoine Trépanier
La Presse

(Ottawa) Le Canada et les États-Unis se sont finalement entendus. Du moins, pour l’instant. Le président américain, Donald Trump, suspend pendant trois jours l’imposition de droits de douane de 50 % sur des centaines de produits canadiens totalisant 28 milliards de dollars.

À moins de deux heures de l’entrée en vigueur de la nouvelle surtaxe, M. Trump s’est livré à un nouveau coup de théâtre sur son réseau Truth Social en déclarant : « Le Canada et les États-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un accord ! »

« Le grand projet d’oléoduc Keystone XL, enterré depuis longtemps par Joe Biden, pourrait bien renaître de ses cendres ! », a-t-il ajouté.

Le mois dernier, le locataire de la Maison-Blanche a signé un décret imposant dès le 19 août de nouveaux droits de douane de 50 % sur des matériaux de bois, le ciment, les meubles, les vins, bières et spiritueux, et les produits de papier et de carton.

Tout cela puisqu’il était mécontent de la réplique canadienne dans la guerre commerciale qu’il a amorcée l’année dernière.

La menace tarifaire de Donald Trump

Impact au Canada
28 milliards

Valeur des exportations canadiennes menacées par les nouveaux droits de douane de 50 %

5 %

Proportion des exportations canadiennes qui sont visées

Impact au Québec
7 milliards

Valeur des exportations québécoises qui sont visées

L’annonce du président était attendue toute la journée de mardi, qu’il a plutôt consacrée à publier des dizaines et des dizaines de messages au sujet de primaires républicaines en Floride et à la nomination de nouveaux juges sur son réseau social.

C’est finalement un message en toute fin de soirée qui a levé l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’économie canadienne.

Dans une déclaration écrite transmise tard mardi soir, le premier ministre Mark Carney a affirmé que des « progrès substantiels ont été réalisés » à la table des négociations dans les dernières semaines, mais qu’il « reste encore du travail important à accomplir ».

Pendant que nous poursuivons ce travail, le Canada demeure déterminé à bâtir une économie plus forte, plus indépendante et plus compétitive au pays.

Mark Carney, premier ministre du Canada

Très peu de détails au sujet de cet « accord » évoqué par le président Trump ont été dévoilés mardi soir.

Relance de Keystone XL

La relance de Keystone XL – un projet de pipeline de près de 2000 km devant transporter environ 830 000 barils de pétrole par jour entre l’Alberta et le Nebraska – avait été évoquée en privé l’année dernière par le premier ministre Mark Carney durant une rencontre qu’il a eue avec le président américain à Washington. Une portion de l’oléoduc a déjà été construite sur le sol canadien avant que le président démocrate Joe Biden n’abandonne ce projet après son arrivée au pouvoir en 2021.

Ottawa a toujours soutenu la construction de ce pipeline, même lorsque Justin Trudeau était au pouvoir.

La carte énergétique brandie par le gouvernement Carney semble donc avoir été payante dans ce bras de fer commercial avec la Maison-Blanche.

Cette carte est soudainement devenue plus attrayante en raison du bourbier dans lequel l’administration Trump s’est enlisée en déclenchant la guerre contre l’Iran – une offensive menée de concert avec Israël qui a entraîné essentiellement la fermeture du détroit d’Ormuz par où transite 20 % de la production mondiale de pétrole.

Cette guerre a entraîné une hausse du prix de l’essence aux États-Unis et ailleurs, ce qui a eu pour effet de plomber les appuis du président Trump et a mis le Parti républicain sur la défensive à quelques semaines des élections de mi-mandat. À l’approche de ces élections, les électeurs américains demeurent préoccupés par la hausse du coût de la vie.

Avant l’annonce de cette entente de principe, les spéculations allaient bon train que le locataire de la Maison-Blanche mettrait à exécution sa menace d’imposer de nouveaux droits de douane.

La discrétion la plus totale

À Ottawa, la discrétion la plus totale était le mot d’ordre lors de cette dernière journée de pourparlers avant l’heure fatidique de 0 h 01, mercredi.

MM. Carney et Trump se sont entretenus au téléphone à deux reprises en 24 heures pour faire le point sur ces négociations, mais il appert qu’un gouffre séparait encore les deux parties tandis que le compte à rebours tirait à sa fin.

Le premier ministre Mark Carney était prêt à riposter à cette nouvelle salve tarifaire si elle se matérialisait.

« J’ai des plans pour n’importe quelle situation », a-t-il déclaré en point de presse, lundi, soulignant dans la foulée que les négociations étaient « très intenses et très délicates ».

C’est que les plus récents sondages démontrent que les Canadiens souhaitent qu’Ottawa adopte la ligne dure face à l’imprévisible administration Trump. Jusqu’ici, le gouvernement Carney n’a rien obtenu en échange des concessions qui ont été faites à Washington au cours des derniers mois.

Parmi ces concessions, Ottawa a notamment abandonné la taxe sur les services numériques et annulé certaines des contre-mesures imposées par l’ancien gouvernement de Justin Trudeau.

Les principaux droits de douane américains toujours en vigueur

Aluminium, acier, cuivre : 50 %
Bois d’œuvre : 45 %*
Meubles rembourrés, armoires de cuisine et meubles-lavabos : 25 %
Voitures et véhicules moyens et lourds : jusqu’à 25 %
Produits non conformes à l’ACEUM : 10 %
*incluant des droits compensateurs et anti-dumping de 35 %

Source : gouvernement du Québec

Il a en outre accepté de partager les recettes provenant des péages sur le pont international Gordie-Howe, même si le Canada a payé l’ensemble de la facture de 6,4 milliards de dollars pour sa construction et que l’ensemble des revenus devait servir à rembourser cette facture durant les premières années.

À la table des négociations, le Canada a ouvert la porte à de nouvelles concessions sur les motifs d’irritation évoqués par l’administration Trump au cours des derniers mois.

Par exemple, la fin des droits de douane punitifs sur des produits américains comme les automobiles, le retour des produits d’alcool sur les tablettes dans les provinces et la suppression des restrictions provinciales en matière d’approvisionnement ont été évoqués dans les derniers jours. Aucune de ces mesures n’a été mise en œuvre jusqu’ici.

Le Canada aurait aussi accepté de discuter de certains éléments techniques relatifs à l’accès des producteurs laitiers américains au marché canadien, sans toutefois mettre en cause le système de gestion de l’offre au pays.

En contrepartie, l’administration Trump se serait montrée ouverte à réduire les droits de douane sectoriels fixés à 50 % sur l’acier et l’aluminium et à 25 % sur le secteur automobile. Dans le cas de l’acier, les droits de douane dépasseraient les 10 %, tandis qu’ils seraient inférieurs à 10 % dans le cas de l’aluminium.

L’anxiété au pays a grimpé au rythme des négociations, ces dernières semaines. Mardi, même la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a avoué être « préoccupée » par l’incertitude entourant ces négociations.

[image]

Le gros puant veut tout avoir sur son bord, comme le fait de bousculer tout le monde pour être devant les caméra. Cette fois-ci, sa menace tarifaire ne semble pas avoir porté fruit car il a pratiquement attendu à la dernière minute pour reculer, comme un gros TACO. :D

Évidemment, nous saurons ce qui a permis de faire reculer le gros puant mais j'imagine qu'il a reçu tellement de pression qu'il ne pouvait pas exécuter sa menace, son pays est sur le bord d'une récession profonde. De plus, il semble avoir accepter de reprendre la négociation avec le pipeline canadien, qui sans doute, donnera sans doute un nouveau souffle pour faire une réserve d'hydrocarbure vu que le problème en Iran est au point mort en négociation.

Quant à Carney, il mentionne qu'il était prêt à toute éventualité. Faut-il le croire ou bien, nous nous disons qu'il a encore été une mauviette devant ce gros plein de marde ? Je préfère la première option puisque il comprend tous les aléas de l'économie mondiale et il sait très bien où viser pour négocier à son avantage.

En tout cas, TACO a encore reculé. :D

Dédé

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Le gros sale a suspendu ses tarifs qu'il menaçait !

par Blake, mercredi 19 août 2026, 10:57 (il y a 15 minutes) @ Dédé

Source : [image]

Mis à jour hier à 23 h 25
Joël-Denis Bellavance
La Presse

Antoine Trépanier
La Presse

(Ottawa) Le Canada et les États-Unis se sont finalement entendus. Du moins, pour l’instant. Le président américain, Donald Trump, suspend pendant trois jours l’imposition de droits de douane de 50 % sur des centaines de produits canadiens totalisant 28 milliards de dollars.

À moins de deux heures de l’entrée en vigueur de la nouvelle surtaxe, M. Trump s’est livré à un nouveau coup de théâtre sur son réseau Truth Social en déclarant : « Le Canada et les États-Unis, sous réserve de la finalisation des documents, ont conclu un accord ! »

« Le grand projet d’oléoduc Keystone XL, enterré depuis longtemps par Joe Biden, pourrait bien renaître de ses cendres ! », a-t-il ajouté.

Le mois dernier, le locataire de la Maison-Blanche a signé un décret imposant dès le 19 août de nouveaux droits de douane de 50 % sur des matériaux de bois, le ciment, les meubles, les vins, bières et spiritueux, et les produits de papier et de carton.

Tout cela puisqu’il était mécontent de la réplique canadienne dans la guerre commerciale qu’il a amorcée l’année dernière.

La menace tarifaire de Donald Trump

Impact au Canada
28 milliards

Valeur des exportations canadiennes menacées par les nouveaux droits de douane de 50 %

5 %

Proportion des exportations canadiennes qui sont visées

Impact au Québec
7 milliards

Valeur des exportations québécoises qui sont visées

L’annonce du président était attendue toute la journée de mardi, qu’il a plutôt consacrée à publier des dizaines et des dizaines de messages au sujet de primaires républicaines en Floride et à la nomination de nouveaux juges sur son réseau social.

C’est finalement un message en toute fin de soirée qui a levé l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de l’économie canadienne.

Dans une déclaration écrite transmise tard mardi soir, le premier ministre Mark Carney a affirmé que des « progrès substantiels ont été réalisés » à la table des négociations dans les dernières semaines, mais qu’il « reste encore du travail important à accomplir ».

Pendant que nous poursuivons ce travail, le Canada demeure déterminé à bâtir une économie plus forte, plus indépendante et plus compétitive au pays.

Mark Carney, premier ministre du Canada

Très peu de détails au sujet de cet « accord » évoqué par le président Trump ont été dévoilés mardi soir.

Relance de Keystone XL

La relance de Keystone XL – un projet de pipeline de près de 2000 km devant transporter environ 830 000 barils de pétrole par jour entre l’Alberta et le Nebraska – avait été évoquée en privé l’année dernière par le premier ministre Mark Carney durant une rencontre qu’il a eue avec le président américain à Washington. Une portion de l’oléoduc a déjà été construite sur le sol canadien avant que le président démocrate Joe Biden n’abandonne ce projet après son arrivée au pouvoir en 2021.

Ottawa a toujours soutenu la construction de ce pipeline, même lorsque Justin Trudeau était au pouvoir.

La carte énergétique brandie par le gouvernement Carney semble donc avoir été payante dans ce bras de fer commercial avec la Maison-Blanche.

Cette carte est soudainement devenue plus attrayante en raison du bourbier dans lequel l’administration Trump s’est enlisée en déclenchant la guerre contre l’Iran – une offensive menée de concert avec Israël qui a entraîné essentiellement la fermeture du détroit d’Ormuz par où transite 20 % de la production mondiale de pétrole.

Cette guerre a entraîné une hausse du prix de l’essence aux États-Unis et ailleurs, ce qui a eu pour effet de plomber les appuis du président Trump et a mis le Parti républicain sur la défensive à quelques semaines des élections de mi-mandat. À l’approche de ces élections, les électeurs américains demeurent préoccupés par la hausse du coût de la vie.

Avant l’annonce de cette entente de principe, les spéculations allaient bon train que le locataire de la Maison-Blanche mettrait à exécution sa menace d’imposer de nouveaux droits de douane.

La discrétion la plus totale

À Ottawa, la discrétion la plus totale était le mot d’ordre lors de cette dernière journée de pourparlers avant l’heure fatidique de 0 h 01, mercredi.

MM. Carney et Trump se sont entretenus au téléphone à deux reprises en 24 heures pour faire le point sur ces négociations, mais il appert qu’un gouffre séparait encore les deux parties tandis que le compte à rebours tirait à sa fin.

Le premier ministre Mark Carney était prêt à riposter à cette nouvelle salve tarifaire si elle se matérialisait.

« J’ai des plans pour n’importe quelle situation », a-t-il déclaré en point de presse, lundi, soulignant dans la foulée que les négociations étaient « très intenses et très délicates ».

C’est que les plus récents sondages démontrent que les Canadiens souhaitent qu’Ottawa adopte la ligne dure face à l’imprévisible administration Trump. Jusqu’ici, le gouvernement Carney n’a rien obtenu en échange des concessions qui ont été faites à Washington au cours des derniers mois.

Parmi ces concessions, Ottawa a notamment abandonné la taxe sur les services numériques et annulé certaines des contre-mesures imposées par l’ancien gouvernement de Justin Trudeau.

Les principaux droits de douane américains toujours en vigueur

Aluminium, acier, cuivre : 50 %
Bois d’œuvre : 45 %*
Meubles rembourrés, armoires de cuisine et meubles-lavabos : 25 %
Voitures et véhicules moyens et lourds : jusqu’à 25 %
Produits non conformes à l’ACEUM : 10 %
*incluant des droits compensateurs et anti-dumping de 35 %

Source : gouvernement du Québec

Il a en outre accepté de partager les recettes provenant des péages sur le pont international Gordie-Howe, même si le Canada a payé l’ensemble de la facture de 6,4 milliards de dollars pour sa construction et que l’ensemble des revenus devait servir à rembourser cette facture durant les premières années.

À la table des négociations, le Canada a ouvert la porte à de nouvelles concessions sur les motifs d’irritation évoqués par l’administration Trump au cours des derniers mois.

Par exemple, la fin des droits de douane punitifs sur des produits américains comme les automobiles, le retour des produits d’alcool sur les tablettes dans les provinces et la suppression des restrictions provinciales en matière d’approvisionnement ont été évoqués dans les derniers jours. Aucune de ces mesures n’a été mise en œuvre jusqu’ici.

Le Canada aurait aussi accepté de discuter de certains éléments techniques relatifs à l’accès des producteurs laitiers américains au marché canadien, sans toutefois mettre en cause le système de gestion de l’offre au pays.

En contrepartie, l’administration Trump se serait montrée ouverte à réduire les droits de douane sectoriels fixés à 50 % sur l’acier et l’aluminium et à 25 % sur le secteur automobile. Dans le cas de l’acier, les droits de douane dépasseraient les 10 %, tandis qu’ils seraient inférieurs à 10 % dans le cas de l’aluminium.

L’anxiété au pays a grimpé au rythme des négociations, ces dernières semaines. Mardi, même la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a avoué être « préoccupée » par l’incertitude entourant ces négociations.

[image]

Le gros puant veut tout avoir sur son bord, comme le fait de bousculer tout le monde pour être devant les caméra. Cette fois-ci, sa menace tarifaire ne semble pas avoir porté fruit car il a pratiquement attendu à la dernière minute pour reculer, comme un gros TACO. :D

Évidemment, nous saurons ce qui a permis de faire reculer le gros puant mais j'imagine qu'il a reçu tellement de pression qu'il ne pouvait pas exécuter sa menace, son pays est sur le bord d'une récession profonde. De plus, il semble avoir accepter de reprendre la négociation avec le pipeline canadien, qui sans doute, donnera sans doute un nouveau souffle pour faire une réserve d'hydrocarbure vu que le problème en Iran est au point mort en négociation.

Quant à Carney, il mentionne qu'il était prêt à toute éventualité. Faut-il le croire ou bien, nous nous disons qu'il a encore été une mauviette devant ce gros plein de marde ? Je préfère la première option puisque il comprend tous les aléas de l'économie mondiale et il sait très bien où viser pour négocier à son avantage.

En tout cas, TACO a encore reculé. :D

Dédé

Ça regarde mal ce deal avec le gros sale.

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