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La CAQ va laisser plus de souplesse au soin privé. (Forum)

par Dédé, lundi 31 août 2026, 12:58 (il y a 1 heures, 48 minutes)

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Publié à 8 h 49 Mis à jour à 11 h 48
Tommy Chouinard
La Presse

(Saint-Colomban) Christine Fréchette rompt avec la méthode Dubé et s’engage à permettre aux médecins de pratiquer à la fois dans le réseau public et le secteur privé. Elle promet de passer toute une commande à Santé Québec : couper un milliard de dollars dans ses dépenses administratives pour notamment financer la réalisation de ses engagements.

Avec Christian Dubé à la Santé, le gouvernement caquiste a adopté l’an dernier une loi pour freiner le va-et-vient des médecins entre le public et le privé, un phénomène qui déstabilisait les hôpitaux. Cette loi a eu un effet limité jusqu’ici.

Christine Fréchette fait un virage à 180 degrés. Si elle est élue le 5 octobre, elle veut plutôt autoriser la mixité de la pratique médicale, donc permettre aux médecins spécialistes – mais pas aux médecins de famille – de pratiquer à la fois dans le réseau public et dans le secteur privé. Un gouvernement caquiste prendrait les moyens pour maintenir « une présence minimale au public ». On fixerait un plancher d’heures dans le public.

« On fait différemment pour la suite des choses », a reconnu la première ministre sortante en conférence de presse à Saint-Colomban, dans la nouvelle circonscription de Bellefeuille (Laurentides). « On a analysé des systèmes de santé ailleurs qu’au Québec et ceux qui se classent parmi les plus performants permettent comme ça une présence à la fois dans le public et dans le privé. Et on pense que c’est au bénéfice des Québécois que de [le] permettre. »

Selon la Coalition avenir Québec (CAQ), « certaines interventions plus ciblées et réalisées en grand volume pourraient ainsi être faites dans des cliniques spécialisées, laissant davantage de place dans les hôpitaux pour les cas graves, urgents ou complexes ».

La promesse de Christine Fréchette vise plus précisément à « lancer une démarche en vue de permettre la mixité de pratique pour améliorer l’accès » aux soins. « Cette réflexion se fera avec les médecins, en vue des prochaines négociations, afin de voir comment un tel modèle pourrait contribuer à améliorer l’accès sans fragiliser le réseau public », précise-t-on.

« Nous entamerons les discussions avec nos partenaires, notamment les fédérations médicales, le Collège des médecins et Santé Québec, afin d’encadrer cette pratique et d’utiliser pleinement les ressources médicales disponibles pour améliorer l’accès aux soins, particulièrement en chirurgie, tout en s’assurant qu’il n’y ait pas d’impacts sur le réseau public. »

La CAQ maintiendrait l’obligation faite aux jeunes médecins de pratiquer cinq ans dans le réseau public en début de carrière.

Par ailleurs, Christine Fréchette promet de réduire les délais pour envoyer un patient au privé lorsque le réseau public ne peut le traiter dans un délai raisonnable. « Les Québécois n’auront jamais à payer lorsqu’ils seront redirigés vers le privé », a-t-elle indiqué. « Notre modèle, c’est la carte soleil, pas la carte de crédit. »

Pour les chirurgies orthopédiques et plastiques, un patient serait redirigé vers un établissement public d’une autre région après six mois d’attente – au lieu de neuf – ou vers le privé après neuf mois d’attente – au lieu de 12.

« La mesure serait financée à même le budget de Santé Québec, notamment grâce à une réduction des dépenses administratives », selon la CAQ.

Quelle est la cible de réduction des dépenses administratives qu’elle fixerait à Santé Québec ? « 2 %, c’est la cible qu’on s’est fixé », a répondu Christine Fréchette. La ministre sortante de la Santé, Sonia Bélanger, a expliqué que ce 2 % s’applique au budget total de Santé Québec qui s’élève à 48 milliards de dollars. Santé Québec devra ainsi couper 960 millions dans ses dépenses « administratives ». « On ne veut pas toucher aux services à la clientèle », a indiqué Mme Bélanger.

Selon elle, Santé Québec est « capable de le faire » puisqu’elle est parvenue l’an dernier à récupérer 1,7 milliard pour retrouver l’équilibre budgétaire.

Pour réduire les délais d’attente en imagerie médicale (IRM, scans, échographies), la cheffe caquiste s’engage à accroître le recours au privé qui serait appelé à traiter 100 000 demandes de plus par année. Ce serait au coût de 39,5 millions de dollars par année.

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Au niveau de la spécialité médicale, ça ne me dérange moins que le privé ait plus de place car les attentes de chirurgies dépassent largement le temps requis. Par contre, dans toutes mesures, il y a toujours des débordements et ma crainte est que l'accessibilité médicale devienne de plus en plus au privé, même pour la médecine familiale.

La Santé est devenue un système à "clutch " pour deux vitesses...slow pis arrêté ! :mdr:

Dans une dizaine d'année, ne soyez pas surpris d'apprendre que la Santé soit de plus en plus au privé, quelque soit le parti qui formera le gouvernement.

Ça fait dur en tabarnack !

Dédé

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