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Le PCQ, ou croire au changement qui ne viendra jamais (Forum)

par Blake, jeudi 03 septembre 2026, 13:57 (il y a 8 heures, 53 minutes)

Les promesses, c’est de la parole. Les chiffres, c’est la réalité.
Y’a deux sortes de monde en politique, mes p’tits amis. Ceux qui parlent, pis ceux qui comptent. Éric Duhaime, lui, parle en ostie. Depuis le début de la campagne, il promet la plus grosse baisse d’impôt de l’histoire du Québec, la fin du gaspillage, un État moins gras, des services améliorés PIS le déficit zéro. Toute ça en même temps, dans le même mandat, avec le sourire du gars qui vient de trouver le secret que personne d’autre avait vu depuis soixante ans.

Fac j’ai fait ce que le monde fait jamais : j’ai pris ses chiffres à lui, pis j’ai sorti la calculatrice. Pas les miens, pas ceux du PQ, pas ceux d’un think tank de gauche. LES SIENS, tels qu’annoncés en point de presse, additionnés par Radio-Canada après cinq jours de campagne. Pis je vous préviens : ça finit pas bien.

Ce qui se tient, disons-le d’abord
Le seuil d’exemption, c’est pas une niaiserie
Chus pas un croche, pis je vais commencer par ce qui tient debout. Faire passer le montant personnel de base de 18 952 $ à 35 242 $, c’est-à-dire le seuil en dessous duquel tu paies pas une cenne d’impôt provincial, c’est une mesure qui est réellement plus avantageuse, en proportion, pour le monde à petit revenu qu’une baisse des taux marginaux. C’est vrai. C’est mathématique. Le monde qui gagne 30 000 piasses sortirait du rôle d’imposition. Sur la structure, y’a rien à redire.

Le « 64 sous en subventions », c’est un vrai scandale
Deuxième affaire qui tient : son équipe calcule que pour chaque dollar perçu en impôt auprès des entreprises, l’État du Québec en a remis 64 sous en subventions à des compagnies privées qu’il a choisies lui-même. Soixante-quatre cennes su’a piasse. Ça, mes amis, c’est le vrai scandale de la décennie, pis c’est exactement ce que je vous disais avec Northvolt pis la filière batterie : l’État qui joue au casino avec votre argent pis qui perd. Quand Duhaime dit qu’y va arrêter de garrocher du cash aux chums, il a raison sur toute la ligne. Retenez ben ça, parce que c’est là que le tour de passe-passe s’en vient.

Asteure, la colonne de droite
Soixante-trois milliards et demi qui sortent
Additionnons ses promesses à lui. La baisse d’impôt des particuliers : 30 milliards qui rentrent plus dans les coffres. La baisse d’impôt des entreprises : 23 milliards de moins. L’abolition de la taxe carbone : 5,15 milliards. La pause de cinq mois sur la taxe sur l’essence : 570 millions. Les redevances forestières remises aux régions : 1,5 milliard. La TVQ abolie sur les biens usagés : autour de 3,3 milliards. Total : 63,5 MILLIARDS sur cinq ans. Après CINQ JOURS de campagne, mes amis. Y’en reste encore trente-cinq à faire.

Quarante-sept milliards qui rentrent… peut-être
Pis de l’autre bord, le fameux grand ménage : 47 milliards. D’où y viennent? Vingt milliards en coupant l’aide aux entreprises. Quatre milliards en abolissant le Fonds de développement économique. Douze virgule sept milliards grâce à « un examen approfondi des programmes gouvernementaux ». Le reste dans le dégraissage de la fonction publique pis divers.

Sortez la soustraction : 63,5 moins 47. Le compte y est pas, pis c’est pas moé qui le dis, c’est la compilation de Radio-Canada : il manque entre cinq pis huit milliards juste pour équilibrer. Le parti qui promet le déficit zéro est en déficit dans sa propre brochure, avant même d’avoir gouverné une journée.

Le tour de passe-passe : l’argent des chums qui retourne aux chums
Pis là, regardez ben, parce que c’est le plus beau morceau de l’affaire. Il coupe 20 milliards d’aide aux entreprises. Applaudissements. Fin du capitalisme de connivence, fin des subventions aux amis, bravo. Pis avec quoi il finance sa baisse d’impôt aux entreprises de 23 MILLIARDS? Avec ça, précisément.

Faites le calcul, mes p’tits amis : les compagnies perdent 20 milliards de subventions, pis récupèrent 23 milliards en baisses d’impôt. Elles sortent GAGNANTES de trois milliards. C’est pas la fin des cadeaux au patronat, ça. C’est juste changer la sorte d’enveloppe. Avant, le cadeau était ciblé pis visible, avec un ruban pis un point de presse. Là, il va être mur à mur pis invisible. Le scandale des subventions, il l’a pas aboli : il l’a recyclé en baisse d’impôt corporative. Pis le monde va applaudir parce que le mot « subvention » est disparu de la phrase.

Douze milliards sept dans une boîte noire
Reste le morceau qui devrait vous faire lever de votre chaise : 12,7 milliards d’économies grâce à « un examen approfondi des programmes ». Un examen. Approfondi. Des programmes. Douze milliards sept cents millions de piasses, pis pas un seul programme nommé. Pas un. Quand un gars te dit qu’il va trouver douze milliards dans le grenier mais qu’il peut pas te dire dans quelle boîte, y’a deux possibilités : ou ben il le sait pas, ou ben il le sait pis il veut pas te le dire avant le 5 octobre. Choisissez laquelle vous préférez, parce que les deux sont laides.

Le cadre financier qui arrive… plus tard
« Bien avant le débat », promis juré
Pis le boutte qui me lève le cœur. La CAQ a déposé son cadre financier au jour quatre. Duhaime, lui, en est encore à dire que vous l’aurez « certainement bien avant le premier débat » du 15 septembre. Certainement. Bien avant. Traduction : un gars vous demande un mandat pour couper 47 milliards dans l’État, pis les colonnes de chiffres suivront quand y sera prêt.

Imaginez ça n’importe où d’autre dans votre vie. Un entrepreneur qui vous dit : « Je vais te rénover ta maison, ça va coûter moins cher, ça va être plus beau, pis je toucherai pas aux murs porteurs. La soumission? Je vais te l’apporter quand j’aurai fini de démolir. » Vous le sacreriez dehors avant qu’il finisse sa phrase. Mais en politique, on trouve ça normal. On appelle ça de la vision.

Le vrai visage du populisme
Progressiste le matin, tronçonneuse l’après-midi
Le populisme, c’est pas de parler fort. C’est pas de sacrer, pis c’est pas de brasser le système. Moé je sacre, pis je brasse. Le populisme, c’est de promettre à tout le monde des affaires qui s’annulent entre elles, en comptant sur le fait que personne va additionner. C’est de dire à la gauche que ta baisse d’impôt est « progressiste » le vendredi, pis d’espérer publiquement « une surenchère dans les coupures » le lundi. C’est de jurer que 47 milliards de compressions auront « aucune incidence sur les services offerts à la population ». Aucune. Zéro. Quarante-sept milliards qui s’évaporent pis personne s’en aperçoit dans une salle d’urgence.

Ça a déjà été essayé, pis vous avez déjà payé
Pis le plus triste dans toute ça? On l’a déjà vu, ce film-là. En 2018, la CAQ promettait de couper 5 000 postes de fonctionnaires pis de gérer l’État comme une business. Résultat : les dépenses de programmes sont passées de 17,4 % du PIB à 20 %, l’État a grossi comme jamais, pis on a hérité du plus gros déficit de l’histoire du Québec AVEC des services pires qu’avant. La droite économique promet toujours de couper le gras. Pis à chaque fois, le gras s’en tire pis c’est le muscle qui y passe : les infirmières, les inspecteurs, le monde qui traite ta demande d’indemnisation.

Fac quand un homme arrive en 2026 avec la même promesse en plus gros, en plus vite, en plus fort, pis sans les chiffres, la question à se poser c’est pas « est-ce que j’aime ce qu’il dit ». La question, c’est : « où est la soumission? » Parce que la vérité, mes amis, c’est que le changement qu’il vous vend viendra jamais. Pas parce qu’il est plus malhonnête que les autres. Parce que son arithmétique tient pas debout, pis qu’une arithmétique qui tient pas debout, ça se termine toujours de la même manière : les baisses d’impôt arrivent tout de suite, les coupures arrivent après, pis c’est jamais le monde du Sommet économique qui les mange.

Le dernier mot
Duhaime a raison sur une affaire, une seule, pis a’ vaut la peine d’être dite : l’État québécois arrose ses amis avec votre argent, pis ça doit arrêter. Là-dessus, il a mille fois raison. Mais il vous propose de régler le problème en donnant le même argent aux mêmes compagnies par une autre porte, en coupant douze milliards dans des programmes qu’il refuse de nommer, pis en vous demandant de signer avant d’avoir vu la facture.

Un changement, ça se prouve avec des colonnes de chiffres. Pas avec une voix de radio. Montrez-moé le cadre financier, monsieur Duhaime, pis on en reparlera comme du monde. En attendant, ce que vous vendez, c’est pas un plan. C’est une chanson. Pis ça fait trente ans qu’on la connaît par cœur.

Signé : Maxime Marquette, chroniqueur

Le 3 septembre 2026

Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.

Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.

Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.

Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.

Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.

Précisions propres à cet article
Au moment de publier, le Parti conservateur du Québec n’avait pas encore déposé son cadre financier détaillé. Son chef s’est engagé à le rendre public avant le débat des chefs du 15 septembre 2026. Les chiffres utilisés ici proviennent des annonces publiques du parti lui-même, additionnées et vérifiées par Radio-Canada après cinq jours de campagne. Le dépôt du cadre financier pourra confirmer, corriger ou contredire ce portrait; le cas échéant, une mise à jour datée sera publiée.

L’auteur assume publiquement des convictions souverainistes et a soumis dans une chronique précédente les cinq partis, y compris le Parti québécois, au même examen critique.

https://www.msn.com/fr-ca/finances/g%C3%A9n%C3%A9ral/%C3%A9ditorial-le-pcq-ou-croire-au...

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Le PCQ, ou croire au changement qui ne viendra jamais

par Dédé, jeudi 03 septembre 2026, 14:35 (il y a 8 heures, 14 minutes) @ Blake

Excellente analyse, ça devrait donner l'heure juste pour ceux et celles qui hésitent à voter pour un parti, surtout pour ne pas voter à ce parti de ti-counnes lailles-lailles ! :D

Méchant crotté ce Duhaimagogue ! :enrage:

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Le PCQ, ou croire au changement qui ne viendra jamais

par Blake, jeudi 03 septembre 2026, 15:39 (il y a 7 heures, 10 minutes) @ Dédé

Excellente analyse, ça devrait donner l'heure juste pour ceux et celles qui hésitent à voter pour un parti, surtout pour ne pas voter à ce parti de ti-counnes lailles-lailles ! :D

Méchant crotté ce Duhaimagogue ! :enrage:

En plus, la plupart de ceux et celles qui votent pour lui vont se faire impacter par ses mesures pour ses tin-namis droitardés.

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Le PCQ, ou croire au changement qui ne viendra jamais

par Dédé, jeudi 03 septembre 2026, 16:43 (il y a 6 heures, 6 minutes) @ Blake

Excellente analyse, ça devrait donner l'heure juste pour ceux et celles qui hésitent à voter pour un parti, surtout pour ne pas voter à ce parti de ti-counnes lailles-lailles ! :D

Méchant crotté ce Duhaimagogue ! :enrage:


En plus, la plupart de ceux et celles qui votent pour lui vont se faire impacter par ses mesures pour ses tin-namis droitardés.

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Pas seulement ceux qui vont voter pour lui, tout le Québec va régresser socialement avec cette face de pet de sauce au pouvoir.

Un crisse de chien sale galeux d'enfant de chienne ! :enrage:

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Le PCQ, ou croire au changement qui ne viendra jamais

par Blake, jeudi 03 septembre 2026, 19:32 (il y a 3 heures, 17 minutes) @ Dédé

Excellente analyse, ça devrait donner l'heure juste pour ceux et celles qui hésitent à voter pour un parti, surtout pour ne pas voter à ce parti de ti-counnes lailles-lailles ! :D

Méchant crotté ce Duhaimagogue ! :enrage:


En plus, la plupart de ceux et celles qui votent pour lui vont se faire impacter par ses mesures pour ses tin-namis droitardés.

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Pas seulement ceux qui vont voter pour lui, tout le Québec va régresser socialement avec cette face de pet de sauce au pouvoir.

Un crisse de chien sale galeux d'enfant de chienne ! :enrage:

En esti.

:mdr:

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