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Plus ça avance, plus que c'est du pareil au même ! (Forum)

par Dédé, mardi 13 octobre 2026, 09:45 (il y a 2 jours)

Source : [image]

Elisa Cloutier
Mardi, 13 octobre 2026 00:00

MISE À JOUR Mardi, 13 octobre 2026 00:00

Des paramédics en ont assez d’être appelés à répétition dans des résidences pour aînés, afin de transporter des personnes âgées à l’urgence sans raison valable.

« Le pire cas que j’ai eu, c’est lorsque j’ai dû amener quelqu’un parce qu’il avait la couche pleine et les employés de la résidence ne voulaient pas le changer », dénonce un paramédic de la Beauce, cumulant une vingtaine d’années d’expérience.

Notre Bureau d’enquête s’est récemment entretenu avec une dizaine de paramédics des quatre coins du Québec. Le constat est unanime : ils n’en peuvent plus d’avoir à répondre à des appels provenant de résidences pour aînés ou de CHSLD, « sans raison logique » ou pour des motifs « banals ».

Ce paramédic qui cumule 20 ans d'expérience à Québec s'est confié à notre Bureau d'enquête. Il dit en avoir assez de transporter des personnes âgées en résidences à l'urgence, pour des raisons qu'il estime non urgentes. « La solution facile, c'est d'appeler l'ambulance, parce que nous autres, on ne peut pas refuser », dit-il.
Ce paramédic qui cumule 20 ans d'expérience à Québec s'est confié à notre Bureau d'enquête. Il dit en avoir assez de transporter des personnes âgées en résidences à l'urgence, pour des raisons qu'il estime non urgentes. « La solution facile, c'est d'appeler l'ambulance, parce que nous autres, on ne peut pas refuser », dit-il. Photo Stevens LeBlanc
Dans leur jargon, ce fléau est appelé du « dumping » et est de plus en plus fréquent, disent les paramédics.

« [Ils] ne savent plus quoi faire avec les patients. Dans ce temps-là, ils nous appellent pour qu’on les amène à l’hôpital », raconte une ambulancière de la Montérégie, qui comme plusieurs de ses collègues, refuse de témoigner à visage découvert, craignant les représailles.

Manque de personnel

Un patient agité, un autre qui s’en est pris verbalement à une préposée, une aînée qui demande souvent pour aller à la toilette, ou une autre qui est incapable de s’en relever, un résident qui sonne trop souvent pour de l’aide, la liste des motifs d’appel est longue, disent-ils.

« Nous sommes carrément des taxis sociosanitaires », illustre un paramédic de Québec.

Selon eux, ce fléau s’explique notamment par la charge de travail importante des employés en résidences pour aînés et en CHSLD, ainsi que le manque de personnel qualifié en place.

« Il y a une surcharge de travail et à un moment donné, ils n’ont pas le choix d’envoyer les patients à l’hôpital. Ils le font parce qu’ils sont débordés et qu’ils ne peuvent pas tout gérer », déplore Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier et ambulancier dans la Capitale-Nationale.

Engorger le système

Ainsi, des ambulances sont mobilisées pendant de longues heures pour des « niaiseries », engorgeant les salles d’urgence déjà surchargées, décrient-ils d’une même voix.

Certains ambulanciers se rendent tellement souvent aux urgences qu’ils confient y recevoir un accueil froid de la part du personnel hospitalier.

« Il y a une irritation notable de la part du personnel infirmier », affirme un paramédic de Chaudière-Appalaches.

« C’est arrivé à quelques reprises de dire, “je ne sais pas pourquoi on est ici” au personnel du triage », raconte Catherine Lévesque paramédic et vice-présidente de l’Association des travailleurs du préhospitalier de Québec.

Attente

De plus, si le patient est inapte ou présente des troubles cognitifs, les paramédics doivent rester avec lui tant qu’il n’est pas pris en charge par le personnel hospitalier, ce qui peut prendre quelques heures, nous dit-on.

« Est-ce qu’ils méritent de voir un médecin ? Fort probablement, mais est-ce qu’ils méritent d’aller à l’urgence ? Souvent, ça n’en vaut pas la chandelle, mais la solution facile c’est de faire le 911 », dénonce un paramédic de Lanaudière.

Les ambulanciers déplorent être la « solution facile » lors de chutes de résidents en RPA.
« On devrait être appelé en dernier recours, mais ce n’est pas ça du tout qui se passe », dénonce un paramédic superviseur de Lanaudière.

Notre Bureau d’enquête a d’ailleurs pu consulter les directives en cas de chute pour les résidences pour aînés dans plusieurs régions.

On y constate qu’en l’absence d’une infirmière, les ambulanciers devraient être appelés lorsque le patient est inconscient, rencontre de la difficulté à bouger, a un membre déplacé ou a un saignement, pour ne nommer que ces exemples graves.

Si une infirmière ou un médecin est sur place, ceux-ci peuvent relever et évaluer les patients.

Mais, la réalité sur le terrain est différente. Les paramédics affirment que les médecins en résidences se font très rares et que les infirmières sont plus souvent qu’autrement au bout du fil.

Manque de formation

Sans compter le manque de formation du personnel en résidences.

« J’ai récemment été appelée pour aller lever une personne dans une résidence où il y avait un lève-personne, mais le personnel n’était pas formé pour l’utiliser », déplore Catherine Lévesque, paramédic et vice-présidente de l’Association des travailleurs du préhospitalier de Québec.

Santé Québec soutient que dans les résidences qui accueillent des personnes en perte d’autonomie ou atteintes de troubles cognitifs, on doit retrouver du personnel formé pour l’utilisation des équipements de levage et qui peut assister une personne à se relever du sol.

Par ailleurs, Santé Québec indique qu’il n’existe pas de directive provinciale spécifique concernant le recours aux équipes paramédicales pour lever des patients victimes d’une chute dans des RPA. Chaque établissement établit son protocole post-chute, précise-t-on.

Des trajets en ambulances qui coûtent cher

Les transports ambulanciers des personnes de 65 ans et plus sont facturés à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Il en coûte alors aux contribuables 125 $ pour chaque transport, plus 1,75 $ par kilomètre parcouru.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux

[image]

Pour éviter de tels engorgements aux urgences des centres hospitaliers, il se doit de créer une flotte mobile pour agir en premier répondant dans les RPA et CHSLD, afin de répondre à leur demande d'aide aux bénéficiaires. L'ambulance doit demeurer le dernier recours en cas d'urgence. Ce que vous voyez dans cet article, était tel lorsque je travaillais comme technicien ambulancier de septembre 1979 jusqu'en janvier 1990. C'est déplorable puisque rien n'a changé depuis et que les équipes paramédicales sont obligés de faire du transport de bénéficiaire qui ne devrait pas être transporté.

J'avais soumis cette solution dans le temps mais ça bien l'air que rien n'a changé depuis pour remplir une salle d'urgence par du dumping d'aîné.es, au frais des contribuables !

Dédé

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Plus ça avance, plus que c'est du pareil au même !

par Blake, mardi 13 octobre 2026, 10:56 (il y a 2 jours) @ Dédé

Source : [image]

Elisa Cloutier
Mardi, 13 octobre 2026 00:00

MISE À JOUR Mardi, 13 octobre 2026 00:00

Des paramédics en ont assez d’être appelés à répétition dans des résidences pour aînés, afin de transporter des personnes âgées à l’urgence sans raison valable.

« Le pire cas que j’ai eu, c’est lorsque j’ai dû amener quelqu’un parce qu’il avait la couche pleine et les employés de la résidence ne voulaient pas le changer », dénonce un paramédic de la Beauce, cumulant une vingtaine d’années d’expérience.

Notre Bureau d’enquête s’est récemment entretenu avec une dizaine de paramédics des quatre coins du Québec. Le constat est unanime : ils n’en peuvent plus d’avoir à répondre à des appels provenant de résidences pour aînés ou de CHSLD, « sans raison logique » ou pour des motifs « banals ».

Ce paramédic qui cumule 20 ans d'expérience à Québec s'est confié à notre Bureau d'enquête. Il dit en avoir assez de transporter des personnes âgées en résidences à l'urgence, pour des raisons qu'il estime non urgentes. « La solution facile, c'est d'appeler l'ambulance, parce que nous autres, on ne peut pas refuser », dit-il.
Ce paramédic qui cumule 20 ans d'expérience à Québec s'est confié à notre Bureau d'enquête. Il dit en avoir assez de transporter des personnes âgées en résidences à l'urgence, pour des raisons qu'il estime non urgentes. « La solution facile, c'est d'appeler l'ambulance, parce que nous autres, on ne peut pas refuser », dit-il. Photo Stevens LeBlanc
Dans leur jargon, ce fléau est appelé du « dumping » et est de plus en plus fréquent, disent les paramédics.

« [Ils] ne savent plus quoi faire avec les patients. Dans ce temps-là, ils nous appellent pour qu’on les amène à l’hôpital », raconte une ambulancière de la Montérégie, qui comme plusieurs de ses collègues, refuse de témoigner à visage découvert, craignant les représailles.

Manque de personnel

Un patient agité, un autre qui s’en est pris verbalement à une préposée, une aînée qui demande souvent pour aller à la toilette, ou une autre qui est incapable de s’en relever, un résident qui sonne trop souvent pour de l’aide, la liste des motifs d’appel est longue, disent-ils.

« Nous sommes carrément des taxis sociosanitaires », illustre un paramédic de Québec.

Selon eux, ce fléau s’explique notamment par la charge de travail importante des employés en résidences pour aînés et en CHSLD, ainsi que le manque de personnel qualifié en place.

« Il y a une surcharge de travail et à un moment donné, ils n’ont pas le choix d’envoyer les patients à l’hôpital. Ils le font parce qu’ils sont débordés et qu’ils ne peuvent pas tout gérer », déplore Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier et ambulancier dans la Capitale-Nationale.

Engorger le système

Ainsi, des ambulances sont mobilisées pendant de longues heures pour des « niaiseries », engorgeant les salles d’urgence déjà surchargées, décrient-ils d’une même voix.

Certains ambulanciers se rendent tellement souvent aux urgences qu’ils confient y recevoir un accueil froid de la part du personnel hospitalier.

« Il y a une irritation notable de la part du personnel infirmier », affirme un paramédic de Chaudière-Appalaches.

« C’est arrivé à quelques reprises de dire, “je ne sais pas pourquoi on est ici” au personnel du triage », raconte Catherine Lévesque paramédic et vice-présidente de l’Association des travailleurs du préhospitalier de Québec.

Attente

De plus, si le patient est inapte ou présente des troubles cognitifs, les paramédics doivent rester avec lui tant qu’il n’est pas pris en charge par le personnel hospitalier, ce qui peut prendre quelques heures, nous dit-on.

« Est-ce qu’ils méritent de voir un médecin ? Fort probablement, mais est-ce qu’ils méritent d’aller à l’urgence ? Souvent, ça n’en vaut pas la chandelle, mais la solution facile c’est de faire le 911 », dénonce un paramédic de Lanaudière.

Les ambulanciers déplorent être la « solution facile » lors de chutes de résidents en RPA.
« On devrait être appelé en dernier recours, mais ce n’est pas ça du tout qui se passe », dénonce un paramédic superviseur de Lanaudière.

Notre Bureau d’enquête a d’ailleurs pu consulter les directives en cas de chute pour les résidences pour aînés dans plusieurs régions.

On y constate qu’en l’absence d’une infirmière, les ambulanciers devraient être appelés lorsque le patient est inconscient, rencontre de la difficulté à bouger, a un membre déplacé ou a un saignement, pour ne nommer que ces exemples graves.

Si une infirmière ou un médecin est sur place, ceux-ci peuvent relever et évaluer les patients.

Mais, la réalité sur le terrain est différente. Les paramédics affirment que les médecins en résidences se font très rares et que les infirmières sont plus souvent qu’autrement au bout du fil.

Manque de formation

Sans compter le manque de formation du personnel en résidences.

« J’ai récemment été appelée pour aller lever une personne dans une résidence où il y avait un lève-personne, mais le personnel n’était pas formé pour l’utiliser », déplore Catherine Lévesque, paramédic et vice-présidente de l’Association des travailleurs du préhospitalier de Québec.

Santé Québec soutient que dans les résidences qui accueillent des personnes en perte d’autonomie ou atteintes de troubles cognitifs, on doit retrouver du personnel formé pour l’utilisation des équipements de levage et qui peut assister une personne à se relever du sol.

Par ailleurs, Santé Québec indique qu’il n’existe pas de directive provinciale spécifique concernant le recours aux équipes paramédicales pour lever des patients victimes d’une chute dans des RPA. Chaque établissement établit son protocole post-chute, précise-t-on.

Des trajets en ambulances qui coûtent cher

Les transports ambulanciers des personnes de 65 ans et plus sont facturés à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Il en coûte alors aux contribuables 125 $ pour chaque transport, plus 1,75 $ par kilomètre parcouru.

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux

[image]

Pour éviter de tels engorgements aux urgences des centres hospitaliers, il se doit de créer une flotte mobile pour agir en premier répondant dans les RPA et CHSLD, afin de répondre à leur demande d'aide aux bénéficiaires. L'ambulance doit demeurer le dernier recours en cas d'urgence. Ce que vous voyez dans cet article, était tel lorsque je travaillais comme technicien ambulancier de septembre 1979 jusqu'en janvier 1990. C'est déplorable puisque rien n'a changé depuis et que les équipes paramédicales sont obligés de faire du transport de bénéficiaire qui ne devrait pas être transporté.

J'avais soumis cette solution dans le temps mais ça bien l'air que rien n'a changé depuis pour remplir une salle d'urgence par du dumping d'aîné.es, au frais des contribuables !

Dédé

Ciboire! Ça a pas d'allure.

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Plus ça avance, plus que c'est du pareil au même !

par Dédé, mardi 13 octobre 2026, 11:10 (il y a 2 jours) @ Blake

Pour éviter de tels engorgements aux urgences des centres hospitaliers, il se doit de créer une flotte mobile pour agir en premier répondant dans les RPA et CHSLD, afin de répondre à leur demande d'aide aux bénéficiaires. L'ambulance doit demeurer le dernier recours en cas d'urgence. Ce que vous voyez dans cet article, était tel lorsque je travaillais comme technicien ambulancier de septembre 1979 jusqu'en janvier 1990. C'est déplorable puisque rien n'a changé depuis et que les équipes paramédicales sont obligés de faire du transport de bénéficiaire qui ne devrait pas être transporté.

J'avais soumis cette solution dans le temps mais ça bien l'air que rien n'a changé depuis pour remplir une salle d'urgence par du dumping d'aîné.es, au frais des contribuables !

Dédé


Ciboire! Ça a pas d'allure.

_________________

En plus, ces pauvres aîné.es se demandent bien souvent pourquoi ils sont laissés à eux-même sur un fauteuil-roulant à l'urgence parce qu'ils sont très loin des soins urgents !

La Santé, est inhumaine !

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Plus ça avance, plus que c'est du pareil au même !

par Blake, mardi 13 octobre 2026, 23:08 (il y a 1 jour, 18 heures, 58 minutes) @ Dédé

Pour éviter de tels engorgements aux urgences des centres hospitaliers, il se doit de créer une flotte mobile pour agir en premier répondant dans les RPA et CHSLD, afin de répondre à leur demande d'aide aux bénéficiaires. L'ambulance doit demeurer le dernier recours en cas d'urgence. Ce que vous voyez dans cet article, était tel lorsque je travaillais comme technicien ambulancier de septembre 1979 jusqu'en janvier 1990. C'est déplorable puisque rien n'a changé depuis et que les équipes paramédicales sont obligés de faire du transport de bénéficiaire qui ne devrait pas être transporté.

J'avais soumis cette solution dans le temps mais ça bien l'air que rien n'a changé depuis pour remplir une salle d'urgence par du dumping d'aîné.es, au frais des contribuables !

Dédé


Ciboire! Ça a pas d'allure.

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En plus, ces pauvres aîné.es se demandent bien souvent pourquoi ils sont laissés à eux-même sur un fauteuil-roulant à l'urgence parce qu'ils sont très loin des soins urgents !

La Santé, est inhumaine !

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