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<title>forum - Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré</title>
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<description>parodie,ésotérisme</description>
<language>fr</language>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
<p><img src="images/uploaded/20220301190438621e6e46f066b.jpg" alt="[image]" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>___________________</p>
<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p><br />
Il devrait déjà être 6 pieds sous terre selon moi.</p>
<p><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>__________________</p>
<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
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</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>___________________</p>
<p>Moé je dirais à Poutine, si je serais un diplomate, si tu ne cesses pas de faire l'enfant, on va t'envoyer dans le coin ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
<p>Il est déjà au coin, faque je lui dirais ; <span style="color:#c00;">Ta tête est mise à prix maintenant ! </span><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><p><br />
Ça, j'aime ça.</p>
<p><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote><blockquote><p>_____________________</p>
<p>Au pire, je devancerais le coup en lui offrant de s'asseoir sur ma belle chaise toute bien shinée ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
</blockquote><p>Crisse! Oui!</p>
<p><img src="images/smilies/emoticone.61.gif" alt=":hehehe:" /></p>
]]></content:encoded>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 03:19:39 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Blake</dc:creator>
</item>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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Il devrait déjà être 6 pieds sous terre selon moi.</p>
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<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
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<p>Moé je dirais à Poutine, si je serais un diplomate, si tu ne cesses pas de faire l'enfant, on va t'envoyer dans le coin ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
<p>Il est déjà au coin, faque je lui dirais ; <span style="color:#c00;">Ta tête est mise à prix maintenant ! </span><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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Ça, j'aime ça.</p>
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<p>Au pire, je devancerais le coup en lui offrant de s'asseoir sur ma belle chaise toute bien shinée ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 03:11:00 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Dédé</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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Il devrait déjà être 6 pieds sous terre selon moi.</p>
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<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
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<p>Moé je dirais à Poutine, si je serais un diplomate, si tu ne cesses pas de faire l'enfant, on va t'envoyer dans le coin ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
<p>Il est déjà au coin, faque je lui dirais ; <span style="color:#c00;">Ta tête est mise à prix maintenant ! </span><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote><p>Ça, j'aime ça.</p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 03:03:17 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Blake</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
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<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
<p><img src="images/uploaded/20220301190438621e6e46f066b.jpg" alt="[image]" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>___________________</p>
<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p><br />
Il devrait déjà être 6 pieds sous terre selon moi.</p>
<p><img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote></blockquote></blockquote><blockquote><blockquote><p>__________________</p>
<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
</blockquote></blockquote><blockquote><p><br />
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___________________</p>
<p>Moé je dirais à Poutine, si je serais un diplomate, si tu ne cesses pas de faire l'enfant, on va t'envoyer dans le coin ! <img src="images/smilies/marederi.gif" alt=":mdr:" /></p>
<p>Il est déjà au coin, faque je lui dirais ; Ta tête est mise à prix maintenant ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 02:46:40 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Dédé</dc:creator>
</item>
<item>
<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 02:27:09 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Blake</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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<p>Pourtant l'Histoire l'indique qu'il faut moucher au départ un mouchard, avec le nazisme d'Hitler. Pauvre Sadam, il n'a pas eu cette chance ! <img src="images/smilies/sourirea.gif" alt=":D" /></p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 02:24:57 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Dédé</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
</blockquote><p>Il devrait déjà être 6 pieds sous terre selon moi.</p>
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<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 01:59:39 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Blake</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré (réponse)</title>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
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<p>S'il lance l'arme dissuasive, il va finir comme Sadam Hussein ! <img src="images/smilies/undiable.gif" alt=":evil:" /></p>
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<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 19:36:15 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Dédé</dc:creator>
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<title>Vladimir Poutine, l’homme fort fissuré</title>
<content:encoded><![CDATA[<p>Forgée en réaction à l’humiliation subie par la Russie après l’éclatement de l’empire soviétique, l’image d’homme fort cultivée par Vladimir Poutine a de plus en plus tourné à la caricature au fil de son règne. Aujourd’hui, la stature du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait de l’ombre à la figure écorchée de son agresseur russe.</p>
<p>Il trotte à cheval et taquine le poisson torse nu. Il chasse le tigre, traverse des lacs à la nage et remonte des amphores antiques à la surface de la mer d’Azov. Il compte huit buts dès qu’il enfile un uniforme de hockey et fait campagne en Harley : Vladimir Poutine cultive savamment son image de dur à cuire depuis son accession au pouvoir, il y a 22 ans.</p>
<p>À cette époque, il avait 48 ans, était à peine président et promettait déjà de « buter les terroristes [tchétchènes] jusque dans les chiottes ». La rhétorique ne faisait pas dans la dentelle, les moyens non plus : la seconde guerre de Tchétchénie a fait plus de 150 000 morts, certains estiment qu’il s’agissait d’un génocide.</p>
<p>« La Russie était une catastrophe économique en proie au chaos, rappelle le professeur Pierre Jolicoeur, du Collège militaire royal du Canada à Kingston. Le PIB était en chute libre, il y avait des mouvements de sécession et les problèmes de sécurité étaient immenses. »</p>
<p>L’Union soviétique avait éclaté 10 ans plus tôt, et Boris Eltsine, un homme débonnaire, malade et enclin à l’alcool, n’avait jamais su redonner à la Russie sa grandeur perdue.</p>
<p>L’humiliation n’épargnait personne : Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur qui a travaillé pendant 38 ans au sein de l’appareil diplomatique canadien, se rappelle que sa domestique, en Russie, détenait un doctorat. « La deuxième puissance du monde traversait une déroute totale, se souvient-il. Les gens ne vivaient plus au jour le jour, mais d’heure en heure. »</p>
<p>C’est dans ce contexte que « Vladimir Poutine a fait son apparition en dégageant l’aura d’un homme fort », explique la professeure Maria Popova, de l’Université McGill. Avec sa jeunesse et sa ceinture noire de judo, « il contrastait avec l’image de puissance affaiblie qui collait à la Russie ».</p>
<p><span style="font-size:large;">Un colosse affaibli<br />
</span><br />
Aujourd’hui, en 2022, Vladimir Poutine repart en guerre et promet la « dénazification de l’Ukraine ». Vingt-deux ans ont passé, et l’homme fort de Moscou entonne le même refrain guerrier qu’à ses débuts. Son étoile, toutefois, a pâli : le colosse a des pieds d’argile aujourd’hui, même chez lui. « Au fil des années, son culte de la personnalité est devenu de plus en plus grotesque et risible, soutient la professeure Popova. Ce n’est plus le fruit d’un effort coordonné : c’est celui d’un homme isolé de l’opinion publique, trop confiant, entouré par des laquais incapables de lui dire à quel point il est devenu ridicule. »</p>
<p>Face à une colère encore timide, mais qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans la rue, Vladimir Poutine a épousé un despotisme féroce, souligne Maria Popova. « Avant, il flirtait avec l’autoritarisme, maintenant, c’est un régime autoritaire assumé, parfois plus répressif que les règnes soviétiques des années 1980. »</p>
<p>En Russie, les matraques font taire les manifestants, et les opposants sérieux se retrouvent soit en prison, soit à l’hôpital après avoir ingurgité du poison, soit à la morgue, comme Boris Nemtsov ou la journaliste Anna Politkovskaïa.</p>
<p>Les muscles bombés du président russe cachent de moins en moins bien les déboires de sa société. La Russie a le sixième PIB du monde grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais se classe au 159e rang pour l’espérance de vie. « Vladimir Poutine aimerait montrer que son pays est une grande puissance, mais son économie dit le contraire », explique M. de Kerckhove.</p>
<p><span style="font-size:large;">Poutine c. Zelensky</span></p>
<p>Maintenant que ses chars d’assaut foulent l’Ukraine, le président russe trouve en Volodymyr Zelensky un adversaire coriace. Une semaine a suffi pour que le chef d’État ukrainien, raillé pour son parcours de comédien devenu président en 2019, prenne des allures de héros. « Zelensky est la contrepartie masculine de Poutine, poursuit Maria Popova. Deux images de leaders s’affrontent en ce moment. »</p>
<p>Le président ukrainien, traqué par la deuxième armée au monde sur le plan de la puissance, tient tête à Vladimir Poutine sur les réseaux sociaux et apparaît la nuit au centre-ville de Kiev avec des membres de son cabinet. « Ils sourient et projettent une image de force dans l’unité, souligne la professeure Popova. Ça contraste avec Poutine, qui ne sourit jamais et qui s’assied à des tables de plusieurs mètres de long, isolé, éloigné de ses conseillers. Il apparaît comme un homme qui dirige seul. »</p>
<p>Le peuple russe, las du long règne autoritaire de Vladimir Poutine, pourrait « très vraisemblablement » se laisser inspirer à son tour par Zelensky et la démocratie qu’il défend.</p>
<p>Déjà que l’homme fort de Moscou a admis que l’« opération de maintien de la paix » qu’il a ordonnée a fait des morts dans le camp russe. « Il va y avoir des sacs avec des cadavres qui vont revenir en Russie. Il y aura des mères qui vont devoir pleurer leur fils… Ce n’est pas bon pour un régime déjà usé par le pouvoir », explique le professeur Jolicoeur.</p>
<p>C’est là qu’un régime en perte de vitesse devient dangereux, maintient pour sa part Ferry de Kerckhove. « Il ne peut pas se permettre l’échec, conclut l’ancien diplomate. Poutine a pété les plombs, c’est démoniaque, son affaire, et c’est pour ça que c’est terriblement dangereux. »</p>
<p><a href="https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme-fort-fissure">https://www.ledevoir.com/monde/europe/680547/guerre-en-ukraine-vladimir-poutine-l-homme...</a></p>
<p><img src="images/uploaded/20220301190438621e6e46f066b.jpg" alt="[image]" /></p>
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<link>http://www.esorebelles.ca/forum/index.php?id=46720</link>
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<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 19:04:47 +0000</pubDate>
<category>Forum</category><dc:creator>Blake</dc:creator>
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