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Les pauvres propriétaires immobiliers ! (Forum)

par Dédé, samedi 31 janvier 2026, 12:59 (il y a 37 jours)

Source : [image]

Zoé Arcand
Samedi, 31 janvier 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 31 janvier 2026 00:00

Le nombre de propriétaires se tournant vers le Tribunal administratif du logement pour des locataires qui n’ont pas payé leur loyer a atteint un sommet inégalé en plus de dix ans, signe que de plus en plus de Québécois peinent à joindre les deux bouts et à éviter la rue.

Pas moins de 42 934 dossiers ont été déposés au Tribunal administratif du logement (TAL) au sujet de locataires ne payant pas leur loyer pour 2024-2025. Un sommet inégalé depuis 2015.

Bureaux centraux du Tribunal administratif du logement (TAL).

Village olympique

Montréal

«Des gens signent des baux beaucoup plus [élevés] que leurs moyens parce qu’ils ne trouvent rien d’autre. C’est une conséquence du fait que les loyers sont trop chers», déplore Éloïse Bolduc, organisatrice communautaire au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Elle souligne le taux d’inoccupation «extrêmement bas» des logements abordables. Il est de 0,4% pour les logements dont le loyer est inférieur à la moyenne, selon la Communauté métropolitaine de Montréal.

Même des travailleurs

Et ce ne sont pas que les personnes bénéficiant de l’aide sociale (celle de base est de 845$ mensuellement) qui se retrouvent devant un juge parce qu’elles n’arrivent plus à payer.

«Des préposées aux bénéficiaires, des femmes de ménage, des travailleuses communautaires [et] des employées d’épiceries ou de dépanneurs» qui n’ont plus de logement passent par le Chaînon, selon l’intervenante psychosociale Alix Langlois.

«Au salaire minimum à 16,10$ de l’heure, tu n’y arrives pas», martèle-t-elle.

Et les loyers augmentent plus vite que les revenus, s’inquiète Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

À Montréal, le prix d’un 4 1/2 à bondi de 71% entre 2019 et 2025. À Québec, il a augmenté de 48%, selon la Société canadienne d’habitation et de logement (SCHL).

Dans la province, le revenu total a augmenté de 14% entre 2015 et 2023, indiquent les données de Statistique Canada.

Difficile d’éviter la rue

Et les chiffres du TAL pourraient représenter la pointe de l’iceberg, car plusieurs locataires «savent qu’ils ne seront pas capables de payer et s’en vont d’eux-mêmes», observe Véronique Laflamme. Selon elle, «le filet social n’est pas là» pour les rescaper, puisque le logement social ne représente que 10% du parc locatif.

Souvent, c’est dans la rue que se retrouvent ceux qui perdent leur appartement.

«Parmi les trois premières causes en itinérance, il y a l’expulsion, qu’elle soit sauvage ou légale, comme pour non-paiement», rappelle Georges Ohana, directeur de la prévention de l’itinérance à la Mission Old Brewery.

Lire la suite à la source

[image]

Il y a une trop grosse séparation entre les locataires et les locateurs concernant le prix de location. Lorsque c'est rendu qu'un loyer même si l'appartement est plus vieux que Noé, coûte plus de 1500$ par mois, c'est un non sens.

Comme je l'ai déjà mentionné, il doit avoir une légifération dans ce domaine afin d'éviter des augmentations sauvages du prix des loyers. Le TAL devrait travailler à ce sens pour éviter justement des surcharges de dossiers de mauvais payeurs, ou du moins, avoir une branche spécialisée pour rectifier et de majorer le prix des loyers selon l'âge du bâtiment et le nombre de logement locatif.

Ça n'enlèvera pas les mauvais payeurs mais du moins, la crise du logement s'estomperait !

Dédé

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Les pauvres propriétaires immobiliers !

par Blake, samedi 31 janvier 2026, 16:23 (il y a 37 jours) @ Dédé

Source : [image]

Zoé Arcand
Samedi, 31 janvier 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 31 janvier 2026 00:00

Le nombre de propriétaires se tournant vers le Tribunal administratif du logement pour des locataires qui n’ont pas payé leur loyer a atteint un sommet inégalé en plus de dix ans, signe que de plus en plus de Québécois peinent à joindre les deux bouts et à éviter la rue.

Pas moins de 42 934 dossiers ont été déposés au Tribunal administratif du logement (TAL) au sujet de locataires ne payant pas leur loyer pour 2024-2025. Un sommet inégalé depuis 2015.

Bureaux centraux du Tribunal administratif du logement (TAL).

Village olympique

Montréal

«Des gens signent des baux beaucoup plus [élevés] que leurs moyens parce qu’ils ne trouvent rien d’autre. C’est une conséquence du fait que les loyers sont trop chers», déplore Éloïse Bolduc, organisatrice communautaire au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Elle souligne le taux d’inoccupation «extrêmement bas» des logements abordables. Il est de 0,4% pour les logements dont le loyer est inférieur à la moyenne, selon la Communauté métropolitaine de Montréal.

Même des travailleurs

Et ce ne sont pas que les personnes bénéficiant de l’aide sociale (celle de base est de 845$ mensuellement) qui se retrouvent devant un juge parce qu’elles n’arrivent plus à payer.

«Des préposées aux bénéficiaires, des femmes de ménage, des travailleuses communautaires [et] des employées d’épiceries ou de dépanneurs» qui n’ont plus de logement passent par le Chaînon, selon l’intervenante psychosociale Alix Langlois.

«Au salaire minimum à 16,10$ de l’heure, tu n’y arrives pas», martèle-t-elle.

Et les loyers augmentent plus vite que les revenus, s’inquiète Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

À Montréal, le prix d’un 4 1/2 à bondi de 71% entre 2019 et 2025. À Québec, il a augmenté de 48%, selon la Société canadienne d’habitation et de logement (SCHL).

Dans la province, le revenu total a augmenté de 14% entre 2015 et 2023, indiquent les données de Statistique Canada.

Difficile d’éviter la rue

Et les chiffres du TAL pourraient représenter la pointe de l’iceberg, car plusieurs locataires «savent qu’ils ne seront pas capables de payer et s’en vont d’eux-mêmes», observe Véronique Laflamme. Selon elle, «le filet social n’est pas là» pour les rescaper, puisque le logement social ne représente que 10% du parc locatif.

Souvent, c’est dans la rue que se retrouvent ceux qui perdent leur appartement.

«Parmi les trois premières causes en itinérance, il y a l’expulsion, qu’elle soit sauvage ou légale, comme pour non-paiement», rappelle Georges Ohana, directeur de la prévention de l’itinérance à la Mission Old Brewery.

Lire la suite à la source

[image]

Il y a une trop grosse séparation entre les locataires et les locateurs concernant le prix de location. Lorsque c'est rendu qu'un loyer même si l'appartement est plus vieux que Noé, coûte plus de 1500$ par mois, c'est un non sens.

Comme je l'ai déjà mentionné, il doit avoir une légifération dans ce domaine afin d'éviter des augmentations sauvages du prix des loyers. Le TAL devrait travailler à ce sens pour éviter justement des surcharges de dossiers de mauvais payeurs, ou du moins, avoir une branche spécialisée pour rectifier et de majorer le prix des loyers selon l'âge du bâtiment et le nombre de logement locatif.

Ça n'enlèvera pas les mauvais payeurs mais du moins, la crise du logement s'estomperait !

Dédé

Avec une loi solide face aux proprios, la crise du logement serait réglée. Par ici, des logements vides et condos vides, il y en a en masse. Mais c'est payant de garder ça vide pour les grosse compagnies qui possèdent plusieurs immeubles.

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